Nos Peurs

Nos Peurs
Nos Peurs @ Café-théâtre « La Baie des Singes » | Cournon-d'Auvergne | Auvergne-Rhône-Alpes | France
Feb
04
Nos Peurs

 Terrorismes et guerres, fondamentalismes et ultranationalismes, migrations et chocs de civilisations, épidémies et violences, catastrophes naturelles et climatiques... De nouveaux spectres hantent nos sociétés. Pourquoi prospèrent autant de peurs ? Avons-nous de vraies raisons d'avoir peur ? Affects et croyances, rumeurs et émotions sont-ils en train de terrasser la rationalité jusqu'à générer aussi la peur des avancées scientifiques ?  

Émotion par essence individuelle, la peur s'avère paradoxalement mobilisatrice.

Certes, elle nous alerte sur d'éventuels dangers ou menaces, réels ou imaginaires, mais renvoie inévitablement à des problématiques de sécurité. Qu'elle soit éprouvée ou instrumentalisée, la peur revêt un sens éminemment politique.

Ainsi, tous les acteurs sociaux utilisent la peur sous des formes diverses : peur du fascisme, ou à l'inverse du désordre, peur de perdre le pouvoir, peur de la perte des acquis sociaux par les syndicats ou des profits par le patronat, peur de la chute de la compétitivité par les entreprises, sans oublier peur des innovations scientifiques et technologiques ou peur de l'obscurantisme...

La peur unit les hommes autour de ce qu'ils ne veulent pas subir. En ce sens elle montre l'insuffisance de l'individualisme. Ainsi, l'inquiétude qu'elle crée, nous réveille de la tentation de la passivité ou du confort de l'indifférence. Même si elle a remplacé l'espoir dans les mentalités contemporaines, la peur serait-elle nécessaire ? Un moteur récurrent dans l'histoire de l'humanité ?  

 

Date and Time
4 février 2020 @ 20 h 30 min – 22 h 00 min
Location
Café-théâtre « La Baie des Singes »
6 Avenue de la République
63800 Cournon-d'Auvergne
France
Contact
Au bar des Sciences



 Terrorismes et guerres, fondamentalismes et ultranationalismes, migrations et chocs de civilisations, épidémies et violences, catastrophes naturelles et climatiques… De nouveaux spectres hantent nos sociétés. Pourquoi prospèrent autant de peurs ? Avons-nous de vraies raisons d’avoir peur ? Affects et croyances, rumeurs et émotions sont-ils en train de terrasser la rationalité jusqu’à générer aussi la peur des avancées scientifiques ?  

Émotion par essence individuelle, la peur s’avère paradoxalement mobilisatrice.

Certes, elle nous alerte sur d’éventuels dangers ou menaces, réels ou imaginaires, mais renvoie inévitablement à des problématiques de sécurité. Qu’elle soit éprouvée ou instrumentalisée, la peur revêt un sens éminemment politique.

Ainsi, tous les acteurs sociaux utilisent la peur sous des formes diverses : peur du fascisme, ou à l’inverse du désordre, peur de perdre le pouvoir, peur de la perte des acquis sociaux par les syndicats ou des profits par le patronat, peur de la chute de la compétitivité par les entreprises, sans oublier peur des innovations scientifiques et technologiques ou peur de l’obscurantisme…

La peur unit les hommes autour de ce qu’ils ne veulent pas subir. En ce sens elle montre l’insuffisance de l’individualisme. Ainsi, l’inquiétude qu’elle crée, nous réveille de la tentation de la passivité ou du confort de l’indifférence. Même si elle a remplacé l’espoir dans les mentalités contemporaines, la peur serait-elle nécessaire ? Un moteur récurrent dans l’histoire de l’humanité ?