Une expérience bien plus intense que prévu

Je suis Merlin Picard, actuellement en service civique au média Le Connecteur. Grâce à une accréditation presse, j’ai pu assister à l’édition 2026 du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, du 30 janvier au 7 février. Avec celle-ci, j’ai pu également découvrir le monde du journalisme, accéder aux projections et aux activités qui rythment le festival.

Chaque année, j’entends parler de ce festival, j’ai donc décidé de le découvrir afin d’avoir un avis personnel en tant que journaliste mais aussi en tant que visiteur. Mon objectif était de l’observer de l’intérieur et de comprendre ce qu’il représente aujourd’hui pour le public comme pour les professionnels. J’ai ainsi pu mesurer l’intensité de l’événement, mais également la ferveur qu’il engendre.

Une ville qui vit au rythme des rencontres, des émotions et des découvertes grâce au cinéma

Les affiches colorées envahissent les rues ainsi que les couloirs de la Comédie de Clermont-Ferrand. Dès mon arrivée, j’ai alors compris que la ville vibrait au rythme du cinéma. Les files d’attente s’étirent devant les salles, tandis que les passionnés parlent de réalisateurs, de scénarios et d’images marquantes qu’ils ont pu voir. Ce qui m’a d’abord frappé, c’est l’énergie que le festival dégage. Il ne se limite pas à des projections : c’est un véritable lieu de rencontre. Étudiants, professionnels viennent présenter leurs films, mais aussi des spectateurs curieux, simplement animés par l’envie de découvrir de nouvelles histoires. Le court métrage a cette force particulière : en quelques minutes seulement, il peut surprendre, émouvoir, déranger ou faire rire.

Des films qui marquent et questionnent

Au fil des projections, de nombreux films diffusés poursuivent un objectif clair : toucher le spectateur et l’interpeller. Ceux que j’ai pu visionner parlaient, pour la plupart, de conflits encore problématiques à l’heure actuelle. Que ce soit la guerre en Ukraine, la pauvreté ou encore les discriminations, tous avaient pour but de dévoiler des vérités parfois difficiles à regarder. Parmi eux, UNAVAILABLE m’a particulièrement marqué. Le film raconte l’histoire d’un jeune bénévole ukrainien qui perd le contact avec sa mère, restée en territoire occupé. Son histoire reflète la dure réalité de la guerre en Ukraine et la fragilité de certaines personnes face à cette situation. Cette projection illustre la diversité des œuvres proposées au festival. Films d’animation poétiques, les fictions engagées ou les documentaires sensibles : chaque séance est une invitation à voyager dans un nouvel univers et à porter un regard différent sur le monde.

Le court métrage, un festival qui rassemble et inspire

En quittant le festival, je repars satisfait de cette expérience, de l’événement en lui-même mais aussi de l’avoir vécu en tant que journaliste. Ce n’est pas juste un rendez-vous cinématographique, c’est surtout un lieu de rencontres et de partage. On y célèbre la créativité, la liberté d’expression, la puissance des images mais aussi les émotions qu’elles suscitent. Chaque année, l’événement rassemble des publics variés autour de cette culture afin de la diffuser et de montrer également les talents que possèdent les réalisateurs et acteurs du monde entier. Je quitte le Festival du court métrage avec une envie de transmettre ces histoires.