Amandine Moretton, enseignante-chercheuse en biologie à l’université Clermont Auvergne, présente Crispr, une technologie capable de modifier le génome avec une précision chirurgicale. Inspiré d’un mécanisme de défense naturel des bactéries, cet outil permet de « couper » et de « réécrire » l’ADN.
Description du projet : Le fonctionnement des ciseaux moléculaires
Le projet s’appuie sur le système Crispr, un outil que les bactéries utilisent naturellement pour fragmenter l’ADN des virus et résister aux infections. Adaptée pour la recherche génétique, cette technique fonctionne comme de véritables ciseaux moléculaires. Elle se compose d’une protéine qui coupe l’ADN et d’un ARN guide qui cible une séquence génétique spécifique. En provoquant une cassure précise, l’outil laisse ensuite les mécanismes naturels de la cellule réparer l’ADN, ce qui permet d’inactiver ou de modifier des gènes ciblés. Amandine Moretton a notamment utilisé cette technologie pour étudier les liens entre le métabolisme cellulaire et la réparation de l’ADN dans les cellules animales.
