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string(22680) "Par Damien Caillard
et Cindy Pappalardo-Roy
Il a toujours la banane, qu'il s'agisse de biométhane ou d'autre chose : Philippe Métais est un hyper-actif de l'innovation, depuis longtemps chez GRDF Centre (désormais partie d'une grande région Sud-Est) et en soutien de nombreuses initiatives dans l'écosystème auvergnat. Vous le reconnaîtrez dans les Uphéros : c'est l'homme aux deux smartphones (réseaux sociaux obligent). Ailleurs, il se déplace souvent avec ses baskets et son violoncelle. Une originalité qu'il revendique et qu'il arbore : pour Philippe, l'innovation est une affaire de piratage - constructif - des codes et des habitudes.
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Tu es très attaché à Clermont même si tu évolues au niveau national chez GRDF. Qu’est-ce qui te plaît tant en Auvergne ?
Clermont, c’est notre terre d’expérimentation. Lorsque nos responsabilités concernaient GRDF Centre*, nous naviguions dans une petite “région”, nous étions très polyvalents, et ça nous permettait d’expérimenter des choses en innovation ouverte, participative, etc. C’est cette mentalité de test and learn, de travail en mode “pirate”: essayer de faire et voir après si ça nous plaît, si c’est utile, si on apprend…
Cette approche, tu l’appliques par une méthode de travail “ouverte”. Fonctionne-t-elle avec les équipes locales ?
La région GRDF Centre n’était finalement pas constitué d’un nombre important de collaborateurs (800 salariés environ). Cela nous avait permis d’identifier des techniciens, des collaborateurs qui ont cet esprit un peu “pirate” ou “Corporate Hacker”. et grâce à eux, nous avons pu tester des idées émergeant du terrain que nous avons aidées à faire grandir en embarquant aussi les managers.
Par exemple, en 2018 avec “Mon petit kit biométhane” qui est née d’une idée d’une collaboratrice d’Orléans dont le manager ne savait comment l’aider à prototyper son idée. Grâce à ce réseau de “corporate hackers” nous l’avons aidée à trouver les bons interlocuteurs en Open Innovation pour dégager du budget et des intervenants compétents.
[caption id="attachment_6633" align="aligncenter" width="1024"]
Philippe, au fond, écoutant Jean-Philippe Cagne lors d'une session de "reverse mentoring" à Orléans. Un des nombreux exemples d'innovation dans le management[/caption]Notre job de facilitateur en Open Innovation est notamment de détecter ces bonnes idées que nos collègues peuvent difficilement porter seuls, et que l’on peut orienter vers les bonnes compétences, les bons sponsors et les meilleurs ambassadeurs, qu’ils soient internes ou externes à GRDF. Pour revenir à “Mon petit kit biométhane”, nous avons proposé à Nadine Mathieu et Alice Thellier de l’Agence La Supérette d’imaginer le storytelling, à Jonathan Mazuel de travailler sur le design, à Pierre Personne des Petits débrouillards de vulgariser les expériences scientifiques que notre collègue d’Orléans avait imaginées. Ils se sont tous inspirés les uns des autres pour créer ce prototype.
Peux-tu nous donner un exemple d’outil collaboratif ?
Jean-Philippe Cagne, qui est maintenant le Directeur Recherche & Développement, Innovation et data, a pris l'habitude d’organiser des bootcamps afin de trouver de nouvelles pistes de business. Et pour notre entreprise, les schéma des bootcamps permet également de faire bouger la créativité dans nos directions.
"Notre job de facilitateur en Open Innovation est notamment de détecter ces bonnes idées que nos collègues peuvent difficilement porter seuls"
Par exemple, GRDF est en train de déployer un réseau de communication basse fréquence pour le compteur communicant gaz. Ce réseau sera utilisé pour les besoins de transfert des données des compteurs communicant gaz. Et pour imaginer d’autres usages au service des territoires que ce réseau peut proposer, une journée d’idéation sera menée le 25 mars prochain dans toute la France. Des dizaines d’événements seront organisés à travers la France, dont un probablement à Clermont-Ferrand, où les salariés de GRDF et nos parties prenantes externes (des clients, des représentants de collectivités locales) imagineront des usages de l’énergie pour demain.
Avec Jean-Philippe Cagne et Pascal Serra, vous formez un trio très soudé et complémentaire. Quel est votre rôle à chacun ?
Tout cela, ce ne sont pas des réussites individuelles. Jean-Philippe est arrivé à Clermont-Ferrand il y a un an et demi, et on a vu qu’il apprenait de nous autant que nous de lui (...) Il a 50 milliards d’idées à la seconde ! (...) Pascal, je l’appelle “Monsieur Méthode”, avec une capacité à revenir sur le sens des choses, “remettre l’église au centre du village” et nous aide aussi à prendre le recul nécessaire. De mon côté, j’ai une vraie empathie pour accompagner les gens, et j’aime faciliter. Bref, c’est une vrai intelligence collective que nous essayons de mettre en œuvre.
Par où es-tu passé pour en arriver à ce stade de ta carrière ?
Je suis ingénieur électricien. En 2003, j’ai travaillé dans une start-up, Dynergie, qui proposait pour les gros consommateurs d’énergie de négocier des achats groupés, selon leurs profils de consommation. C’était un business très technique dans un marché pas assez mature. et comme parfois il ne faut pas être pionnier trop tôt, l’aventure de cette start-up s’est arrêtée au bout d’un an.
[caption id="attachment_6634" align="aligncenter" width="1024"]
Grâce notamment à l'action de Philippe, GRDF est un soutien de poids pour le TEDxClermont. Ici, en amont de l'édition 2018 avec Alexia Darve, responsable des partenariats de l'événement.[/caption]Puis je suis passé d’une mini-start-up à un grand groupe (en intégrant une entité qui deviendra plus tard GRDF) en manageant des équipes techniques de taille variées. mais je continue souvent à “faire” pour montrer l’exemple ou montrer que cela est possible. Ce qui implique de la polyvalence. Dans une boîte qui démarre, tu es autant commercial, que technicien, que secrétaire…
"C’est une vrai intelligence collective que nous essayons de mettre en œuvre."
Je suis arrivé à Clermont en 2013 et je suis passé de manager d’équipe technique à directeur financier. En prenant ce poste, je suis sorti de ma zone de confort et de mon savoir faire technique. Et cela a été envisageable grâce à la relation de confiance de mon manager de l’époque qui est très attentif à ce que ses collaborateurs s’épanouisse dans des missions diverses. J’ai adoré ce poste car j’y ai appris plein de choses. Beaucoup de collègues ont pris du temps pour me former, et surtout parce qu’après avoir compris le fonctionnement financier, j’ai pu aller voir les managers pour leur mettre à disposition ces outils. Cela revient à la facilitation, et cela peut être très enthousiasmant, même pour des fonctions finalement régaliennes.
Cela t’a aussi amené à travailler sur de nouveaux supports ...
Oui, je suis passé sur les réseaux sociaux. Parce qu’on était dans un collectif managérial où on faisait beaucoup de choses par nous mêmes : il y avait un directeur, un RRH, un DAF, etc., mais on se partageait tout le reste : la qualité, le contrôle interne, la communication, l’innovation... C’est comme ça que j’ai récupéré les réseaux sociaux internes - toujours en mode hacker.
[caption id="attachment_6631" align="aligncenter" width="1024"]
"Kioz", le prix de l'innovation interne à GRDF (France), remis en 2016 au projet Tefépamal co-développé avec Preda. De part et d'autre de Philippe : Pascal Serra (à gauche sur l'image) et Frédéric Domon, co-fondateur de Preda[/caption]Ce que j’en retire, c’est l’incroyable capacité d’un réseau social à aider à la mise en relation, faciliter l’apport d’un collectif, poser une question. Aussi, comment tu peux contourner le système, même si cela peut être positif comme négatif. Il y a la procédure d’un côté, et la possibilité d’utiliser le collectif pour trouver une manière de détourner la procédure, trouver une solution plus astucieuse.
Par exemple ?
Tefépamal, c’était typiquement cela. C’est une application inspirée par la start-up Preda, qui voulait créer et fédérer une communauté sur les enjeux de la sécurité au travail. Pour nous, c’était une manière de tester une autre manière de parler d’un sujet à la base très sérieux. Juste avant Tefépamal, on a mis à jour le règlement intérieur de sécurité GRDF, sous forme de livret écrit, imprimé, qui est un ouvrage de référence, et cette appli a permis de le transformer grâce au micro-learning avec Preda.
Le partenariat avec Preda est un exemple d'Open Innovation. Quel est ton avis général sur le sujet ?
L’Open Innovation**, c’est beaucoup de mise en relation à la base. Pascal à [ainsi] détecté le projet Eve***, parce que Sylvain Godard travaillait sur une de nos vidéos. L’écosystème auvergnat est petit et on se connaît facilement. Pour Eve, on croit à l’ouverture amenée par le produit. Cela commence à peine, à voir comment ça se déploiera.
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Philippe et Pascal lors de la séance du Club Open Innovation Auvergne, en octobre dernier.[/caption]En plus, on veut relier ça avec une dynamique de Living Lab. Notre idée, c’est de mettre en relation les usages, les citoyens, les partenaires, au cœur de systèmes urbains pour échanger et tester des choses. Un incubateur GRDF à Clermont, ça n’a pas de sens. Travailler avec d’autres en mode Living Lab, ça doit permettre d’atteindre beaucoup de monde, même de manière phygitale ! On se dit qu’on pourrait mettre à disposition de ces Living Labs ce genre d’outils. On veut tester le modèle du Living Lab, et si ça marche, on peut l’étendre à tout le territoire national.
Comment ont évolué tes responsabilités dans la nouvelle organisation GRDF ?
Le projet d’entreprise de GRDF est résolument tourné vers la transition énergétique, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la transformation du gaz naturel en gaz renouvelable produit localement dans une économie circulaire vertueuse.
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"Ceci est une patate chauffante" : Philippe tient à faire le pari du biométhane pour GRDF. La thématique se traduit dans de nombreux événements, par exemple lors de la dernière Clermont Innovation Week[/caption]Et depuis le 1er janvier 2019, avec Jean-Philippe et Pascal, on a de nouvelles casquettes en R&D, innovation et data de GRDF pour contribuer à ce projet. Dans ces domaines, nous sommes des facilitateurs pour le niveau national et nous travaillons avec trois collègues en place à Paris sur le sujet de l’innovation. L’une des dernières actions a été de participer en tant que partenaire de la Maddy Keynote 2019, par exemple.
Mais tu restes malgré tout basé en Auvergne. Quels sont les projets principaux de ton unité sur notre écosystème ?
Notre appel à projets fait avec le Bivouac a beaucoup intéressé notre Chief Data Officer : on souhaite suivre une des start-ups lauréates, E-grid, sur la question des données gaz en open-source et de la gamification des économies d’énergie. Ici, la mise en relation est plus facile. À Paris, mes collègues sont énormément sollicités, et les start-ups également. C’est la chance et la malchance d’être dans un “petit” écosystème : tu es plus visible même si tu as moins d’opportunités qu’à Paris.
"Notre idée, c’est de mettre en relation les usages, les citoyens, les partenaires, au cœur de systèmes urbains pour échanger et tester des choses."
Au final, on est plutôt fiers de pouvoir proposer un pilotage national des sujets R&D et innovation chez GRDF depuis Clermont. On montre ainsi notre capacité à être plus agiles. Et ça répond à l’idée de notre notre DG qui dit que les territoires sont importants et que tout ne doit pas se faire à Paris.
Le mot de la fin ?
“Biniou” ! c’est ainsi que j’appelle mon compagnon depuis 1996 qui est un violoncelle de 1906 et qui a donné naissance à mon pseudo sur les réseaux sociaux. J’en joue depuis que je suis enfant et ça fait partie de mon équilibre de vie. Je me balade souvent avec mon violoncelle : moi qui suis plutôt timide, ça interpelle les gens, c’est un excellent moyen d’engager la conversation et cela casse également un peu les codes !
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Au concours de "pull de Noël", palme d'or à Philippe. Petit exemple d'un style décontracté et revendiqué par les "corporate hackers"[/caption]Lorsque j’ai démarré ma vie professionnelle, je portais le costume, ça me semblait nécessaire quand j’étais manager à 24 ans d’une équipe d’une cinquantaine de collaborateurs qui avaient l’âge de mes parents. J’avais l’impression que cela me donnait de la légitimité et ce dress code m’enfermait dans mes idées de management. Aujourd’hui, mon côté pirate, c’est de venir en basket au siège social de GRDF, en bousculant ma tenue et les méthodes de travail. Mon rêve : faire un orchestre avec les musiciens de GRDF.
*GRDF Centre: Auvergne, Centre Val de Loire et Limousin avant la modification des régions de GRDF le 1er janvier 2019 (fusion de la partie auvergnate dans une “grande” région Sud-Est)
**GRDF Centre, par l’intermédiaire et Philippe et Pascal, sont membres du Club Open Innovation Auvergne (animé par le Connecteur)
***Eve est le projet principal porté par la start-up Atome, de Sylvain et Jean-Eric Godard
Pour en savoir plus :
la page des "engagements" GRDF
Entretien réalisé le 4 février à l'IAE Management par Damien Caillard. Propos synthétisés et réorganisés pour plus de lisibilité par Cindy Pappalardo-Roy, puis relus et corrigés par Philippe.
Visuels fournis par Fanny Reynaud, Jérôme Palle et Damien Caillard.
Résumé/sommaire de l'article (cliquez sur les #liens pour accéder aux sections)
- #AttachementClermontois – Philippe n'est pas Clermontois d'origine mais a trouvé ici une "terre d'expérimentation". La taille relativement restreinte de la "région" (au sens GRDF du terme, et avant la fusion récente) permettait de pratiquer beaucoup de test et d'innovation ouverte.
- #CorporateHacker – C'est l'essence du mode "pirate" revendiqué par Philippe : test and learn. Sur 800 salariés, il pouvait repérer les "corporate hackers" pour tester des idées émergeant du terrain. Son métier de "facilitateur" en la matière consistait aussi à faire grandir ces idées, toujours portée par les salariés pionniers, avec les bons partenaires - locaux si possible - afin d'aboutir à un prototype. C'est aussi l'objet des bootcamps organisés pour trouver de nouvelles pistes business.
- #Trio - Philippe travaille de manière étroite avec Jean-Philippe Cagne et Pascal Serra, et ils ont des regards complémentaires. Jean-Philippe est très créatif, Pascal plus méthodologique, et Philippe apporte son empathie et sa volonté d'accompagnement. Le tout en mode "intelligence collective" qu'ils revendiquent.
- #Parcours - De formation ingénieur électricien, Philippe a travaillé en 2003 dans une start-ups energitech. Après cette première expérience très "multicartes", il a fait le saut dans un grand groupe, appelé à devenir GRDF, en tant que manager d'équipes. Mais il avait gardé la volonté de "faire" pour montrer que les choses sont possibles. Arrivé à Clermont en 2013, il est un temps directeur financier, ce qui lui a apporté un autre regard très enrichissant. Là aussi, il le voit comme une mission de facilitation.
- #RéseauxSociaux - Enfin, Philippe est devenu animateur réseaux sociaux pour les équipes internes à GRDF Centre. Ce job était clé dans le sens où les équipes avaient l'habitude du partage, et qu'il fallait accompagner ces échanges. Il a pu "finaliser" son approche de Corporate Hacker dans ce cadre, en jouant sur la puissance des réseaux sociaux. Le collectif était un moyen de trouver des solutions parfois plus astucieuses que la procédure en place.
- #OpenInnovation - C'est ainsi qu'il a développé un projet en Open Innovation avec la start-up Preda : Tefépamal, récompensé par un prix d'innovation interne en 2016. De même et plus récemment avec le projet Eve porté par la start-up chamaliéroise Atome. Ces approches partenariales GRDF-start-ups se placent dans une logique de Living Lab que Philippe promeut : mettre en relation usages, citoyens, entreprises, partenaires au coeur de systèmes urbains pour échanger et tester. C'est ce qu'il souhaiterait prototyper à Clermont.
- #Projetd'Entreprise - GRDF s'oriente vers la transition énergétique, notamment avec la biométhanisation, un des chevaux de bataille de Philippe. Après la "fusion" des régions et la disparition de GRDF Centre, Philippe a rejoint Pascal et Jean-Philippe dans une unité spécifique dédiée à la R&D, l'innovation et la data au niveau national, mais il reste basé à Clermont, ce qui lui donne plus d'agilité qu'à Paris. Ici, il travaille notamment avec le Bivouac (dernier appel à projets Energitech).
- #Biniou! - Toujours en mode pirate, Philippe affectionne une passion d'enfance, le violoncelle - son "biniou" - qu'il pratique toujours et qu'il amène souvent avec lui. Un moyen original d'interpeller les gens et de briser la glace. Bousculer les codes de l'entreprise lui semble nécessaire pour ne pas s'enfermer dans une conception verticale du management.
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avec Alexis Echegut et Damien Caillard
Accéder au résumé/sommaire de cet article
Comment combiner action commerciale et numérique ? La réponse avec le social selling - ou “vente sociale” en traduction littérale - soit l'art et la manière d'utiliser les réseaux sociaux pour développer ses ventes. Le principe ? Dans une société toujours plus connectée, les secteurs d’activités doivent s’adapter. Celui de la vente est en train de le faire avec le social selling. Preuve que cette notion est de plus en plus connue, a lieu depuis deux ans et demi partout en France le Social Selling Forum, événement d’une ou deux journées dont la 24ème étape s'est tenue pour la première fois à Clermont-Ferrand le 15 mai 2018.
Le Connecteur est partenaire du Social Selling Forum de Clermont 
De l’influence du social selling sur le commercial
Les réseaux sociaux sont un atout pour la vente. C'est le credo de Pascal Brassier, enseignant chercheur et maître de conférence à l’IAE de Clermont-Ferrand, qui définit le social selling comme un nouvel outil pour le commercial d’aujourd’hui. Grâce aux réseaux sociaux, le commercial peut (et doit) être capable de proposer à son client une offre plus adaptée et de meilleure qualité, car il aura au préalable collecté des informations le concernant très pointues et ciblées. C’est le concept du “1 to 1”.
Le social selling implique d’ailleurs une révision du poste de commercial : de nos jours, la pression qu’exerce la majorité des entreprises sur leurs commerciaux repose sur des objectifs quantitatifs à court terme ; or, elles devraient viser l’objectif d’un développement qualitatif à moyen et long terme, plus adapté au monde en devenir. Émerge aussi de l’utilisation des médias sociaux, la notion d’image du commercial. Pascal Brassier précise : “Il faut être capable de montrer qu’on est attractif en tant que personne, en tant que professionnel”, pour que ce soit le client qui trouve le commercial, et non l’inverse.
“Il faut être capable de montrer qu’on est attractif en tant que personne, en tant que professionnel” - Pascal Brassier
Le secteur de la vente évolue par ailleurs dans des directions complexes : le vendeur est challengé dans un contexte de “mondialisation exacerbée”, il y a une montée en puissance des acheteurs et la pression de la concurrence est toujours plus forte… La relation client devient donc de plus en plus compliquée. C’est aussi en cela que le social selling peut venir en aide aux commerciaux désireux de d’adapter à ces nouvelles dynamiques. Dans cet ordre d’idée, le commercial d’aujourd’hui est vu comme un intrapreneur, c’est-à-dire un entrepreneur interne à l’entreprise : il a une connaissance complète de ses clients, et comprend leur business, l’écosystème dans lequel ils évoluent. Il est à même de prendre des initiatives.
Pascal Brassier conclut : “Le social selling aura de l’avenir s’il accompagne la transformation du métier de commercial en celui de demain : le commercial sera social seller et omni-vendeur”.
Le Social Selling Forum, temps fort du social selling en France
C’est dans ce contexte qu’il y a deux ans et demi, Loïc Simon, ancien cadre commercial chez IBM, fonde son association et lance le Social Selling Forum. Entouré d’une équipe bénévole et passionnée, il organise et anime tous ces événements, également portés par les organisateurs locaux. En effet, Loïc Simon a la conviction que la vente est en train de se modifier de manière fondamentale, notamment avec l’hyper-connectivité des clients. Pour lui, le social selling est un très bon catalyseur de ce changement, le Social Selling Forum apparaissant donc comme un bon moyen de le promouvoir !
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Le Social Selling Forum de Clermont a réuni près de 300 personnes sur une journée complète à l'IAE Management, par une série de conférences et d'ateliers[/caption]Mais quels en sont les éléments du succès ? “Il y a plusieurs ingrédients”, nous répond t-il, “notamment une générosité totale dans le partage de connaissance ; c’est pourquoi on y invite nos confrères, mais aussi nos concurrents”. Ainsi, le Social Selling Forum de Clermont-Ferrand était selon lui particulièrement bien réussi grâce aux liens de proximité des participants et à l’envie de progresser tous ensemble.
"Le #SocialSellingForum marche grâce à la générosité totale dans le partage de connaissances" - Loïc Simon
Quand on l’interroge sur l’avenir de la fonction commerciale, Loïc Simon voit une séparation entre la vente plus ou moins automatisée (Intelligence Artificielle, e-commerce…) et la vente dite consultative, bénéficiant de vendeurs de haut niveau, apportant valeur ajoutée et “amour” des clients. Pour expliquer et rassurer sur cette dichotomie, il sera nécessaire, à l’avenir, de “sensibiliser les entreprises et leurs salariés” au social selling.
Une opportunité de promouvoir la dynamique d’innovation clermontoise
Le rendez-vous clermontois était le premier du genre. Laeticia Raynaud, créatrice de stratégie marketing internet et co-organisatrice du Social Selling Forum de Clermont, rappelle que la ville dispose du label French Tech mais que, paradoxalement, il n’y a pas d’événement numérique important. Pourtant, il existe une vraie demande, ressentie lors d'ateliers pratiques comme les Foliweb* qu'elle co-anime. “Le [Social Selling Forum] est le bon moyen d'introduire cette notion et d’insister sur le fait que ce n'est pas réservé aux grands groupes”. Cédric Debacq, styliste d’entreprise et co-organisateur de l'événement, retient le même feedback des Foliweb : “Les gens veulent mieux comprendre les réseaux sociaux, comment les utiliser”.
"Il n'y a plus d'événement numérique à Clermont-Ferrand, pourtant il existe une vraie demande" - Laeticia Raynaud
C’est face à ce constat qu’avec Audrey Pouchol, fondatrice de Business & You, Laeticia et Cédric ont décidé d’organiser le Social Selling Forum de Clermont-Ferrand, le 15 mai dernier. Loïc Simon leur en a donné les clés, Pascal Brassier un lieu pour l’événement (à l'IAE Management). Cependant, les organisateurs déplorent le fait que certains sponsors nationaux comme des éditeurs de logiciels de CRM** aient refusé de soutenir l’événement clermontois, car “ce n’est pas la cible” - “Or, c'est pourtant en faisant des événements comme ça qu'on modifie l'image de la ville, encore trop ancrée [dans des clichés d'isolement]” insiste Audrey.
"C'est en faisant des événements comme ceux-là que l'on modifie l'image de la ville !" - Audrey Pouchol
Cédric appuie ce paradoxe facilement résolvable : “Faire venir un événement national à Clermont, cela permet de faire rayonner la ville à l'extérieur”. C’est aussi un événement “puissant en termes de rencontres, puisque la majorité génèrent 200 à 300 personnes présentes”. De plus, au-delà de la marque, il y a une communauté qu’il propose de faire vivre en imaginant des formats différents des Foliweb par exemple (dont l'organisation en soirée ne convient pas à tout le monde). Autre axe de réflexion : tout ce qui peut permettre aux gens de bénéficier d'une veille constante sur ce qui se passe autour du social selling ; “cela reste un état d'esprit, au même titre que le growth hacking”.
"Faire venir un événement national ici, cela permet de faire rayonner la ville à l'extérieur" - Cédric Debacq
On regrettera aussi l’absence de soutien des institutionnels - la ville et la région -. C’est pourquoi Audrey insiste sur l’implication locale exceptionnelle de la banque Crédit Agricole Centre-France, sponsor principal de l’événement. Pierre Gérard, responsable d’écoute et proximité client au sein de la banque, ajoute : “Le nombre de participants a prouvé l'intérêt local du sujet. Cette manifestation a permis à des acteurs de tous horizons d'échanger sur le ‘pourquoi’ de leur présence sur les réseaux sociaux dans un objectif de développement de leur business”.
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L'événement de Clermont était co-organisé par (de gauche à droite) Cédric Debacq, Loïc Simon, Laeticia Raynaud et Audrey Pouchol[/caption]Avec le plus fort taux de participation pour une première édition, Clermont-Ferrand a affirmé et confirmé le vrai besoin de l’écosystème d’un événement de ce genre. Le social selling est une notion maintenant présente et affirmée avec laquelle les commerciaux et les clients vont devoir travailler et évoluer. Il semble légitime que dans la logique et la volonté de sensibiliser les écosystèmes et les publics à utiliser les réseaux sociaux, des événements comme le Social Selling Forum émergent. Clermont-Ferrand devant régulièrement prouver son existence dans l’écosystème au niveau national, entend bien montrer que le social selling l’intéresse et qu’elle est prête pour une nouvelle édition !
* Foliweb : ateliers pour les TPE, entrepreneurs et indépendants.
** CRM : Customer Relationship Management, pour gestion de la relation client.
Pour en savoir plus : le site national du Social Selling Forum
Les organisateurs interviewés souhaitent remercier toutes les personnes qui sont venues et les sponsors qui leur ont fait confiance. Laeticia tient à remercier spécialement Carole Blasko de Chalk'Up et Coline Lespinasse de DIYnamik pour l'animation, le graphisme et la logistique. Propos recueillis et mis en forme par Cindy Pappalardo-Roy. Merci à tous les participants de leurs retours et de leur disponibilité !
Crédits visuels : Alexis Echegut, Damien Caillard Résumé/sommaire de l'article (cliquez sur les #liens pour accéder aux sections)
- #DéfinitionSocialSelling – Grâce aux réseaux sociaux, le commercial doit être capable de proposer à son client une offre plus adaptée et de meilleure qualité, car il aura au préalable collecté des informations le concernant. Le social selling implique aussi une révision du poste de commercial dans le secteur de la vente, qui évolue grandement. Dans cet ordre d’idée, le commercial d’aujourd’hui est un intrapreneur, c’est-à-dire un entrepreneur de interne à l’entreprise : par sa connaissance plus fine de ses clients, il comprend mieux leurs besoins et peut prendre des initiatives.
- #LeSocialSellingForum – Puisque le social selling est un très bon catalyseur de la transformation de l'entreprise, le Social Selling Forum apparaît comme un bon moyen de le promouvoir. Lancé au niveau national par Loïc Simon, le principe de ces rendez-vous est de partager largement les connaissances avec des publics très variés, et de travailler sur le "pourquoi" de la vente, autant que sur le "comment". Enfin, le pari est fait sur l'attachement local des participants et l’envie de progresser tous ensemble.
- #LévènementClermontois– Malgré le label French Tech de Clermont, il n'y a pas d'événement numérique d'envergure. C'est à ce problème que souhaitent remédier les co-organisateurs locaux du Social Selling Forum de Clermont (le 15 mai dernier) : Cédric Debacq, Audrey Pouchol et Laeticia Raynaud. Déjà animateurs des ateliers Foliweb, ils ont décelé une vraie demande relative aux réseaux sociaux. Avec le Social Selling Forum, ils souhaitent mettre ces connaissances à disposition de tous. Le rendez-vous clermontois a rassemblé près de 300 personnes à l'IAE Management avec le soutien notamment de Pascal Brassier (CRCGM) et du Crédit Agricole Centre-France, et ce malgré l'absence de certains sponsors nationaux.
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Accéder au résumé/sommaire de cet article
Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Quand on s'appelle Charles Marginier et qu'on a fondé Firerank, les "hauts" se traduisent par 6 mois de télétravail dans une villa de rêve à l'Ile Maurice et presque deux MILLIARDS de vues sur les réseaux sociaux. Et les "bas" : une dépublication brutale de ses pages par Facebook, le 1er novembre dernier, signant l'arrêt brutal (mais temporaire) de l'activité. Qu'à cela ne tienne, Charles a toujours vu sa vie d'entrepreneur comme une expérience forcément fluctuante. En sachant que demain sera encore plus passionnant qu'aujourd'hui
12 millions d'abonnés, 1,7 milliards de vidéos vues ... les chiffres de Firerank donnent le tournis. Et tout s'est arrêté brutalement il y a un mois. Avec le recul, comment le vis-tu ?
C'était bien sûr très dur ... mais seulement la première semaine. Au bout de 7 jours, mon CTO m'a avoué qu'il trouvait cette situation "stimulante" ! En fait, on est continuellement en zone d'inconfort, mais c'est dans cette situation qu'on donne le meilleur de nous-même. D'autant plus qu'on sait qu'on a vécu plusieurs situations critiques, et qu'on s'en est toujours sorti : ça permet de relativiser les choses.
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Charles sur son lieu de travail (temporaire). "nous sommes la première génération à pouvoir travailler en France depuis le paradis"[/caption]Mon caractère est le suivant : quand tu choisis cette vie d'entrepreneur, tu sais qu'elle sera en dents de scie. Un peu comme quand tu construis une pyramide de Lego. Quand tu es arrivé au bout, tu es au sommet, c'est génial, mais tu sais que tu devras la démolir pour reconstruire autre chose. C'est d'ailleurs le slogan de Firerank, "pour le meilleur et pour le pire" : un mode de vie qu'on choisit, et qui est passionnant.
Tu as un vrai talent pour les réseaux sociaux et les contenus viraux. Comment cela t'est-il venu ?
J'aimais la technique très jeune. A 15 ou 16 ans, j'avais monté un script IRC [pour chatter en ligne] qui, en 6 mois, est devenu le plus populaire en France. Et uniquement par la viralité "organique", le bouche-à-oreille ! Plus tard, j'étais étudiant à Supinfo à Clermont, et je gérais des pages communautaires qui cartonnaient, avec 700 000 fans sur Facebook. Je m'étais rendu compte qu'il y avait des mécanismes dits de growth hacking, pour générer très vite de la viralité sur les réseaux sociaux en dépensant très peu. Par exemple, tu créais à l'époque une simple page avec un nom farfelu, décalé, qui parlait à tout le monde. Et le seul nom de ta page devenait viral, le contenu n'était que secondaire ! Nous n'étions pas nombreux en France à avoir compris ça, mais j'avais la chance d'en faire partie.
Est-ce à ce moment que tu as voulu entreprendre ?
Je savais dès le début que je voulais travailler pour moi, avec ma vision des choses. J'étais codeur à la base, mais j'ai toujours été du côté des utilisateurs : je trouve que l'UX et le design en général sont des formes d'art très inspirantes. Et je tiens à faire des choses qui soient utilisées par les gens. Au-delà du plaisir de coder, j'apprécie que ça ait un sens.
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Le site ambiancemode.com, première expérience pro de Charles.[/caption]Je m'en suis notamment rendu compte en lançant ambiancemode.com, ma première vraie boîte en 2003. Avec un de mes amis, on s'était lancé dans le e-commerce de prêt-à-porter féminin. On a loué un camion une journée, on est allé à Aubervilliers acheter tout un stock de vêtements chez les grossistes, et on a essayé de le vendre en ligne. C'était une véritable catastrophe ! On faisait de la comm' massive sur internet, mais notre taux de conversion était à peine de 0,1%.
Qu'est-ce que ce premier échec t'a appris ?
Qu'on était justement trop focalisés sur la technique. Plutôt que de nous demander quels produits vont plaire, quelle cible toucher, bref se poser des questions marketing, on était concentrés sur la manière de boucler un paiement, sur l'affichage des pages, etc. On a fini par vendre le stock aux puces des Salins le dimanche matin ... et je me suis plongé pendant 6 mois dans le e-marketing, pour comprendre ce qui n'avait pas marché.
Ça m'a appris des techniques de folie pour générer de la traction sur les réseaux sociaux ou sur Google, et même sur des bases e-mailing. Je créais des "pseudo-médias", très orientés divertissement. Et je faisais des buzz incroyables ! J'avais créé un faux événement "pot de départ de Domenech" pendant la Coupe du Monde, qui a cartonné. J'étais invité sur des plateaux télé, ou à commenter des matches de foot. En fait, j'étais toujours à l'affût de nouvelles mécaniques pour apporter de l'audience, même si elles ne généraient pas de business à long terme.
En revanche, à court terme, je gagnais très bien ma vie en tant qu'étudiant. Je me souviens qu'en Master 1, j'avais lancé une campagne à 17h, je m'absente un peu, je reviens à 20h, elle avait généré 5000 € de marge. Cette période a duré deux ans, c'était vraiment la folie.
Mais tu n'étais pas complètement satisfait par ce mode de vie ...
Oui, car monter des business sur des pages aux noms farfelus, ce n'est pas terrible au fond. Je voulais faire quelque chose de bien plus solide, sur la base d'un vrai marché. Et c'est là que je me suis rendu compte que ceux qui faisaient comme moi, les MinuteBuzz, les Démotivateur, étaient en train de monter des vrais médias, des médias "sociaux".
[caption id="attachment_3109" align="aligncenter" width="600"]
Les nouveaux locaux de Firerank, à la Pardieu. Quel que soit le projet, l'équipe est motivée[/caption]J'étais alors avec Florian Gandilhon, et on a monté ensemble Firerank en janvier 2015. On avait tous les deux assez évolué, entrepreneurialement parlant, et on est parti sur deux principes : premièrement, qu'il faut toujours chercher à monter une boîte qui nous correspond. Cela implique d'assumer son expérience, réussites comme échecs, d'en tirer les enseignements, et de savoir dans quoi on est bon ou mauvais. Donc, s'entourer des bonnes personnes. Deuxièmement, être capable d'écouter les gens, les utilisateurs, et de comprendre ce qu'ils ont en tête mais à partir de vraies données "constatées" sur le terrain. Ça permet d'itérer rapidement, de construire ton produit au grès des retours, de le faire évoluer.
Comment a fonctionné Firerank depuis bientôt trois ans ?
On était rentables au bout de un mois ! Parce qu'on a construit sur nos acquis, justement. Au départ, le concept était de monter une plateforme de classement en ligne. Ca allait des Miss France aux meilleures marques de ski. Petit à petit, on a développé des outils pour comprendre comment les utilisateurs des réseaux sociaux interagissent avec les contenus en ligne, notamment les vidéos. Par exemple, savoir à quelle seconde les gens "décrochent" quand ils regardent une vidéo, même courte. On abordait le marketing par la technique, et c'est comme ça qu'on pouvait énormément optimiser la visibilité de nos contenus.
Un exemple de vidéo diffusée sur Firerank. Cible principale : la génération des millenials.
Tout le contenu leur est adapté, en particulier le rythme. En janvier 2017, on a laissé tomber toute notre plateforme de ranking pour se concentrer sur la production de vidéos pour les réseaux sociaux. On est devenu un média 100% social. On avait amassé une quantité de "bonnes pratiques" pour réaliser des vidéos virales, respectant les CGU de Facebook, et Firerank comptait une trentaine de collaborateurs dont 20 à Clermont. Notre business model, c'était le brand content : être capable, pour une marque, de créer du contenu, de l'optimiser en le passant par des panels de test en mesurant hyper finement les retours, et en adaptant la vidéo 5, 10, parfois 20 fois avant d'avoir l'impact maximal.
Que s'est-il passé le 1er novembre 2017 ?
Ce jour-là, à 18h, Facebook a dé-publié toutes nos pages. Et même les pages que j'avais en administration (près de 150 autres pages), sans aucune annonce préalable ! On a eu depuis des explications : le problème venait de certains mécanismes de growth hacking qui ont existé jusqu'à présent et qui étaient utilisés par tout un chacun, parce qu'ils étaient mis à disposition via des outils Facebook (tel que le renommage ou la fusion de page). Ce sont ces outils ont permis aux Russes une ingérence dans la campagne présidentielle américaine.
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L'équipe de montage Firerank. La clé de chaque vidéo est dans le "teaser", les 3 premières secondes, qui doivent impérativement accrocher.[/caption]Dans un souci de sécurisation, Facebook n’a pas fait dans la dentelle et a dé-publié et supprimé des milliers de pages. Dans le lot, les pages ayant utilisées des mécanismes frauduleux ont été effectivement supprimées. Et c’est important de le préciser car ce n’est pas le cas des pages Firerank. Celles-ci sont seulement dé-publiées (comme un très grand nombre d’autres pages totalement légitimes). Nous y avons encore accès, mais pour le moment les utilisateurs ne peuvent plus les voir. J’ai reçu des dizaines de témoignages de personnes dépitées car vivant la même situation. Des personnes qui parfois n’ont même pas conscience qu’il est possible de renommer sa page Facebook !
Mais, au final, nos performances nous ont porté préjudice. Par exemple, la bande-annonce récente du film Kingman 2 faisait 400 000 vues chez nos concurrents ... et 1,8 millions chez nous, avec d'autant plus de likes et de partages. Du coup, ces concurrents étaient forcés d'acheter du trafic et de la visibilité chez Facebook, ce que nous ne faisions pas. Il faut savoir que, chez Facebook, quand tu dépenses un certain chiffre d'affaires, tu es whitelisté, et rien ne peut t'arriver. Tu es protégé.
Pourtant, aujourd'hui, il y a encore pas mal de monde chez Firerank, et les gens ont l'air motivés.
On s'est posé avec l'équipe, et on a estimé avoir fait ce qu'il fallait. On avait joué le jeu des probabilités : quand tu fais du poker, si tu t'arranges pour avoir une bonne main, tu as 99% de chances de gagner. Mais, parfois, tu tombes sur les 1% des cas, et tu te plantes. Ce qui s'est passé n'était pas prévisible.
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Pub pour l'appli Oh My Quiz ! qui vient d'être lancée. Firerank veut être le premier acteur français à proposer du "GameShow".[/caption]Mais on est déjà en train de rebondir. Ça se passe en deux temps : d'abord, restructurer l'entreprise, pour garantir un flux de trésorerie entrant et ne pas aller au dépôt de bilan. Il reste aujourd'hui [le 7 décembre] une douzaine de collaborateurs, et on a conclu des contrats de formation, de montage vidéo, de conseil en stratégie de réseaux sociaux ... ensuite, on a voulu lancer une nouvelle offre qui nous faisait plaisir, quelque chose avec un vrai grain de folie qui nous caractérise. On a créé une appli en un mois, c'est Oh My Quiz !, lancée le 5 décembre. Le concept, c'est celui du GameShow, qui vient d'apparaître aux USA: c'est un jeu sur smartphone, tous les soirs à 20h50, comme une émission de TV. On fait des vidéos pré-enregistrées et on propose un quiz de culture générale, un peu comme "qui veut gagner des millions". C'est très dynamique, les gagnants se partagent une petite cagnotte, et ça permet de faire du brand content en jouant sur la concentration des joueurs.
Surtout, on a pu se servir de toutes nos compétences : sur l'acquisition, sur sur la qualité du contenu et sur le fait qu'il plaise. Mais c'est un test A/B : on lance une webapp très vite, un "lot 1", on le teste avec un premier budget média très limité mais diversifié, sur plusieurs supports et plusieurs publics. On voit si on arrive à créer une traction. La clé, c'est d'aller vite. Il faut faire rapidement quelque chose de propre, de fonctionnel, et de pouvoir en mesure l'impact pour l'améliorer ... ou l'arrêter.
Ta vie d'entrepreneur est assez "flamboyante". Penses-tu continuer longtemps de cette manière ?
J'ai toujours été un entrepreneur "à l'auvergnate" ! Pendant longtemps, mon but était d'essayer de construire de grandes choses en dépensant un minimum d'argent. Aujourd'hui, je me rends compte que cette approche est bien quand tu te lances, mais à un moment il faut considérer des moyens plus traditionnels comme les levées de fonds. C'est ce qu'on préparait avec Firerank, au même titre qu'un vrai partenariat avec Facebook, pour mettre un grand coup d'accélérateur à la boîte.
Sur Clermont, j'avais suivi les success stories de pecheur.com, Prizee ou jeuxvideo.com. Depuis, on est rentré dans une phase plus calme ... mais ces belles histoires continuent à résonner, on en parle toujours ! Ma volonté, c'est de faire le maximum pour faire partie d'une nouvelle génération d'entrepreneurs sur l'Auvergne. On a vu par exemple ce qu'arrivait à faire Domraider sur sa levée de fonds incroyable. On a envie de se nourrir de ces réussites pour faire de belles choses.
Entretien du jeudi 7 décembre, mis en forme et réorganisé pour des raisons de clarté, et relu par Charles.
Pour en savoir plus : le site de Firerank l'appli mobile (Android et iOS) Oh My Quiz ! l'entretien du Connecteur avec Sébastien Pissavy (fondateur de jeuxvideo.com) l'entretien du Connecteur avec Olivier Bernasson (fondateur de pecheur.com)
Crédits visuels: Charles Marginier (captures d'écran), Damien Caillard (le Connecteur) Résumé/sommaire de l'article (cliquez sur les #liens pour accéder aux sections)
- #Challenge / la vie d'entrepreneur selon Charles est passionnante, mais surtout faite de hauts et de bas. Du moment où on l'accepte, on sait que l'on va toujours s'en sortir, même si les projets évoluent. ;
- #Talent / pris très jeune par le virus du code, Charles s'est intéressé aux solutions informatiques qui répondaient à un besoin des utilisateurs, avant de représenter un business au sens classique du terme. Son talent consiste à savoir activer les bons leviers sur les réseaux sociaux pour générer le maximum de "traction", avec un investissement minime. C'est le growth hacking ;
- #PremièreBoîte / la première expérience professionnelle de Charles était liée au e-commerce de prêt-à-porter féminin. Elle s'est rapidement soldée par un échec, car l'approche était trop orientée sur la technique. Charles s'est alors plongé pendant 6 mois dans les bonnes pratiques du e-marketing, afin de faire converger les deux approches ;
- #Projet/ en parallèle, les premiers "médias sociaux" comme MinuteBuzz ou Démotivateur naissaient sur la scène française. Ce qui semblait être basé sur des pratiques futiles comme des pages au nom farfelu s'est avéré suffisamment rentable pour générer un business. Ce fut donc le choix de créer Firerank ;
- #Firerank/ initialement basée sur une plateforme de notation, Firerank a évolué début 2017 vers une activité de publication de contenus vidéo sur Facebook à destination des millenials. La force de l'entreprise est de pouvoir mesurer très finement l'impact de chaque vidéo sur son public afin de l'optimiser, grâce notamment à des outils d'analyse développés en interne. Le business model est principalement basé sur du brand content ;
- #Dépublication/ le 1er novembre 2017, Facebook dé-publie sans avertissement les pages gérées par Charles, dont celles de Firerank. Si elles ne sont pas supprimées, elles restent pour l'instant invisibles, et l'activité de l'entreprise s'arrête. Cela est dû à l'influence russe sur les élections US, qui passait notamment par Facebook : cette dé-publication étant un dommage collatéral ;
- #Rebond/ il a fallu trouver une solution pour continuer l'aventure, d'abord en restructurant l'entreprise pour garantir un flux financier et éviter le dépôt de bilan. Ensuite en lançant un nouveau produit, en l'occurrence l'appli mobile Oh My Quiz ! qui reprend le principe des jeux américains de GameShow (mélange de jeu télévisé et d'appli mobile) en mobilisant toutes les compétences de l'équipe Firerank. Lancée début décembre, l'appli est en mode A/B testing pendant 2 mois ;
- #SuccessStories/ Charles tient à avoir du recul sur son expérience et à apprendre de ses échecs comme de ses réussites. Sa vision de l'entrepreneuriat "à l'auvergnate", avec un minimum d'investissement, cède désormais le pas à une approche plus traditionnelle, notamment tournée vers les levées de fonds. Mais les success stories régionales des années 2000 l'inspirent beaucoup, et il essaye de faire partie d'une nouvelle génération d'entrepreneurs auvergnats qui prendra le relais.
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string(6994) "[vc_row][vc_column][vc_column_text css=""]Par Cédric Debacq Introduction de Damien Caillard
Pauline Rivière a été investie candidate La République en Marche ! dans la première circonscription de l'Allier (Moulins). Battue au second tour par 48,15% des voix (contre 51,85% à Jean-Paul Dufrègne, ancien Président du Conseil Départemental), elle a néanmoins mené une campagne remarquée sur Internet. Et pour cause : Pauline est community manager "dans le civil", spécialiste des réseaux sociaux (et notamment collaboratrice à Auvergne Nouveau Monde). Pour ses 5 semaines de campagne intense, partant de rien - sans expérience politique, elle a recruté Cédric Debacq pour gérer sa communication, print comme digitale. Styliste d'entreprise et bloggueur professionnel, Cédric revient pour nous sur les principaux enseignements de cette expérience hors normes.
Le 11 mai 2017, Pauline Rivière est investie candidate de la République En Marche pour la première circonscription de l’Allier et me propose de devenir son chargé de communication. Très rapidement, il faut réfléchir à la communication et tout de suite chercher à se démarquer de la concurrence. C’est de là qu’est née “La Caravane de Campagne de Pauline Rivière” ; le but était de se déplacer dans la circonscription avec cette caravane, aller à la rencontre des concitoyens et partager les étapes de la campagne sur nos profils de réseaux sociaux.
1ère enseignement : raconter la campagne sur les réseaux sociaux
Plus de 1500 personnes ont suivi étape par étape l’histoire de la caravane de campagne, grâce notamment aux différents contenus que l’on a publié quotidiennement sur nos pages de réseaux sociaux. Pour leur permettre de suivre cette campagne, nous avons choisi d’utiliser le hashtag #PaulineEnCampagne. Nos sorties sur les marchés, les tractages, affichages et réunions publiques de la circonscription étaient toutes relayées sur Facebook, Twitter et Instagram.2e enseignement : des messages courts, pertinents, avec une dose d’agilité
Le message que vous souhaitez faire passer auprès de vos électeurs doit être clair, pertinent, compréhensible ; surtout, il doit être là pour convaincre. C’est la même chose pour une entreprise qui vend un produit ou propose une prestation. Vous devez convaincre vos prospects d'acheter vos produits ou vos services. Vous devez connaître votre discours et savoir l’adapter au fur et à mesure de l’évolution de votre campagne marketing. Avec Pauline, nous avons fait le choix de nous inspirer des méthodes agiles et de brainstorming lors de nos réunions publiques afin d’obtenir le maximum de retour de la part des électeurs. Au final, cela nous a permis de faire évoluer notre discours et notre message.3e enseignement : diversifier le contenu digital
Pour arriver à attirer l'attention des électeurs, il est important d’être cohérent à travers notre message, notre image et aussi la diversité des outils dont on dispose pour alimenter nos pages de réseaux sociaux. Durant cette campagne, nous avons fait évoluer l’image de la candidate tout en gardant le code couleur composé du bleu et du jaune qui sont deux couleurs très dominantes et complémentaires. L’ensemble des supports digitaux et papiers étaient réalisés à partir de cette charte graphique. Ce qui a permis aux électeurs de nous identifier plus facilement. Nous avons aussi fait le choix de diversifier notre contenu en nous inspirant de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, en utilisant, la vidéo, les images GIF, les Facebook Live et faire des reportages photos pour agrémenter nos publications. 
4e enseignement : esprit d’équipe et art du partage du contenu
Aujourd’hui, une entreprise qui souhaite lancer une campagne de communication peut, selon son budget, utiliser la publicité Facebook ou Google Adword. En campagne électorale cela est interdit. Du coup, pour attirer du monde sur vos pages de réseaux sociaux, vous devez compter sur vos militants et adhérents. Régulièrement vous devez les solliciter pour qu’ils partagent votre contenu sur leur profil. Vos militants et vos adhérents doivent ainsi devenir des ambassadeurs au service de votre communication digitale. A travers cette action, vous allez pouvoir amplifier votre message afin d'attirer plus largement l’attention de vos électeurs.5e enseignement : jouer avec la récurrence pour amplifier votre visibilité
En 5 semaines et sans pouvoir utiliser la publicité sur Facebook et Google, vous devez jouer sur la récurrence de votre communication. Par exemple, dans notre programme, nous avons évoqué 10 points d’engagements que l’on a repris un par un afin de les diffuser sur nos profils de réseaux sociaux.
Pour nos réunions publiques, un événement Facebook était créé et une affiche digitale était publiée le jour même de la réunion. Chaque contenu était publié sur l’ensemble de nos pages de réseaux sociaux à des heures différentes afin de ne pas publier toujours la même chose en même temps. C’est très qualitatif pour nos abonnés.Ce qu’il faut retenir de cette expérience
Il y a beaucoup d’actions qui peuvent être reprises au sein d’une stratégie pour votre business, comme :- Utiliser les réseaux sociaux qui correspondent à votre cible ;
- Utiliser un seul hashtag est ce sur l’ensemble de vos réseaux sociaux ;
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- Utiliser les photographies, les vidéos, pour enrichir votre contenu ;
- Publier quotidiennement sur vos pages de réseaux sociaux ;
- Être récurrent en adaptant votre contenu ;
- Être agile afin d’adapter votre discours au fur et à mesure que la campagne avance ;
- Avoir toujours un train d’avance sur vos concurrents.
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string(18996) "[vc_row][vc_column][vc_column_text css=""]Par Damien Caillard
Benoît Régent, responsable du département prospective chez Dentsu Aegis Network, 3ème groupe de communication mondiale en termes de capitalisation boursière. Son credo: aider les annonceurs à comprendre et anticiper les transformations du digital, pour ne pas avoir à les subir.
Contact:
Accès rapide aux sections:
- Synthèse écrite de la présentation
- Replay vidéo intégral
- Interview bonus
La synthèse de la présentation
Les timecodes (minutes:secondes) indiqués dans les titres correspondent à la vidéo intégrale que vous trouverez dans la section suivante.Les chatbots, les nouvelles applications (1:00)
Les "chatbots" sont à la mode d'aujourd'hui dans le monde digital, évoqués par de nombreux annonceurs. Comment l'intelligence artificielle peut aider à gagner en proximité et en service client ? On avait déjà démontré [dans de précédents Afterworks ESC Clermont] comment le digital impacte les 4P du marketing, et que nous étions entrés dans une ère du service beaucoup plus que du produit. Dans ce cadre, les chatbots peuvent être une aide précieuse.
Définition: forme d'interface conversationnelle ("chat") pilotée par une intelligence artificielle ("bot"). On discute avec une machine en ayant l'impression de parler avec un humain.
Fondamentalement, c'est une évolution des usages de l'internet:
- 2008, lancement de l'Appstore: "there's an app for that" (Steve Jobs) = pour chaque besoin, une appli spécifique
- 2016: "Bots are the new apps" (Satya Nadella) car il y a trop d'applis sur l'Appstore, et les usages nous poussent à nous concentrer sur une poignée, et à désinstaller les autres. On entre donc dans une transition de l'application vers un programme unique qui saura tout faire: c'est le principe du chatbot.
Une évolution de fond de l'internet: le retour de la messagerie (6:30)
Trois grandes phases de l'internet:
- au début, des portails (Lycos, Voilà, Yahoo ...) proposant tous les services type météo, finances, etc. L'ère des "walled gardens": explosion du nombre de sites spécialisés
- lancement de Facebook et des réseaux sociaux, sur lesquels on déverse notre vie, avec une connexion de plus en plus continue. Mais quid du droit à l'oubli et des données personnelles ?
- cette recherche de sécurisation des conversations nous fait entrer dans une nouvelle phase
La croissance des internautes dans le monde est de +10%, celle des utilisateurs de réseaux sociaux est de +21%, dont +30% sur mobile. Les réseaux sociaux ont toujours le vent en poupe, mais leur utilisation évolue: de la "vanité" (selfies, like, followers ...) vers "l'éphémère" (exemple de Snapchat), jusqu'au "dark social" (messagerie, email, SMS: relation interpersonnelle). En volume, le dark social domine très largement les échanges sociaux (82% versus 18% dans le monde). Chez Facebook, ainsi, c'est le développement des logiques de messageries, bien plus puissantes qu'auparavant.
On se souvient sans doute des premières messageries: ICQ, MSN Messenger, Yahoo Messenger, puis Skype. Quand la bascule a penché vers Facebook, petit à petit les gens se sont rendus compte du manque de sécurisation des échanges, et Zuckerberg a donc réactivé et modernisé le module conversationnel Messenger.
Le fantasme de la conversation naturelle avec la machine (16:00)
En parallèle, la technologie évoluait dans le sens des interfaces conversationnelles plus naturelles. De Dr Sbaitso de Creative Labs (fabricant de cartes son) dans les années 1990, vers des "FAQ" semi-automatisées (mal) dissimulées derrière des assistantes virtuelles. Mais, petit à petit, l'intelligence artificielle et les technologies conversationnelles se développent.
Côté réseaux sociaux, les messageries prennent de plus en plus d'ampleur, avec plus de 4 milliards d'utilisateurs (combinés) des marques Facebook, dont Messenger et Whatsapp, sans oublier des réseaux montants comme Wechat ou QQ en Asie.
La force des messageries: on peut poser une simple question pour obtenir une réponse, sans avoir à se débrouiller avec des milliers de pages fournies par un moteur de recherche, couplée au principe du dark social avec des conversations sécurisées. Résultat, plus d'un internaute sur deux utilise quotidiennement une messagerie dans le monde.
Zuckerberg a non seulement sorti Messenger de Facebook, mais a aussi ouvert son code. Et vise à en faire l'interface principale de réception et d'émission des messages en dark social (par exemple pour la gestion des SMS). Même logique chez Amazon qui a ouvert le code d'Alexa, son interface conversationnelle vocale qui peut donc être intégrée à des appareils électro-ménagers (et star du CES 2017). Tous les GAFA travaillent sur des produits intelligents pilotés par la voix, couplé avec du machine learning (la machine apprenant au fil de ses erreurs).

Une nouvelle relation aux marques (26:30)
Quand on aura une interrogation à voir avec une marque, comme un problème avec une commande, on posera simplement la question à son mobile et celui-ci nous répondra. C'est la nouvelle bataille du search, qui devrait beaucoup inquiéter Google. Les marques et les annonceurs sont donc en train de se positionner autour des chatbots.
La bonne question à se poser, pour les annonceurs, est d'abord celle des besoins et des usages. Ensuite vient la technologie, comme une solution. Faire un chatbot parce que c'est à la mode est une mauvaise approche. Mais quels sont les différents types de chatbots:
- le chatbot simple: logiciel pouvant interprêter quelques questions et émettre des réponses, plus proche des assistants virtuels déjà expérimentés
- le chatbot complexe, basé sur une vraie intelligence artificielle, qui sont de quatre natures
Premier type: le chatbot entertainment, pour passer du temps avec la marque sur une logique ludique. contrairement à la publicité, c'est l'individu qui choisira d'aller passer du temps avec la marque parce que c'est fun. Star Wars, à l'occasion de la sortie de Rogue One, a développé un véritable jeu immersif pour Messenger. On trouve également beaucoup d'exemples dans l'univers musical, comme des communautés de fan qui ont lancé le Bieberbot (le code de Messenger étant ouvert).
Le chatbot commercial a pour but d'augmenter le business, en répliquant numériquement l'expérience commerciale physique. Il se base sur la lassitude à comparer des milliers d'offres renvoyées par le search. Le chatbot commercial va poser quelques questions clé pour réduire le choix et fortement augmenter la conversion marketing. Exemple avec le chatbot de Sephora qui reproduit le dialogue avec un vendeur conseil en magasin. Lacoste, de son côté, affiche 27% de taux de conversion.
Le chatbot serviciel apporte un service précis, plus proche de l'accompagnement client que de la transaction commerciale (qui peut avoir déjà eu lieu) - exemple de Voyages-sncf qui facilite le suivi de son train (quel quai, quels horaires ...) sur Messenger, et sans application dédiée. La SNCF utilise l'audience de Messenger pour proposer son service
Enfin, le chatbot expérientiel est proche de l'entertainment, mais travaille sur la satisfaction de l'expérience client. Ce sont les pop-ups sur les sites qui s'assurent qu'on n'est pas perdu dans la navigation. Exemple du chatbot du Mois sans Tabac, qui vient faire du retargeting client (l'utilisateur est régulièrement sollicité pour savoir où il en est dans sa démarche)
Tous ces outils fonctionnent sur un engagement volontaire (le chatbot est choisi et installé par l'utilisateur, il peut être désinstallé à tout moment) et sont donc bien plus efficaces en conversion client que la publicité classique.

Chez Facebook, le "projet M" est le nom de code de l'interface conversationnelle, avec le souhait de devenir le nouveau search. M est corvéable à merci, permet de répondre à toutes les questions. Or, dans ce cadre, les marques devront rentrer en business avec FB sur des logiques de search, de manière complètement différente de ce qui se faisait avec Google.
Technologies vs. interfaces (45:45)
Côté technologies, Amazon a lancé Echo qui permet d'échanger avec Alexa, l'intelligence artificielle. Echo peut être placé dans toutes les pièces de la maison (avec des relais Echo Dot) pour contrôler sa maison, vérifier la voiture, commander des courses. De même, Microsoft a interfacé Cortana dans certaines BMW, et Prizm - start-up française - apprend le type de musique que vous préférez.
Ces objets peuvent être personnalisés de manière spécifique, comme le robot Jibo, projet US lancé en crowdfunding. Jibo est plus sympa, ressemble à un personnage de Pixar, et plaît notamment aux enfants ... sauf que Jibo reconnaît les visages et ne se plie pas aux règles européennes d'exploitation des données personnelles. Autre exemple au Japon, où l'assistant est un hologramme 3D de type manga, et qui reste en lien avec l'humain via le smartphone (le Japon étant en avance sur les robots humanoïdes).
On envisage que 80% des applications seront d'ici 5 ans sur des chatbots. Mais, aujourd'hui, moins de 40% des marques françaises se posent la question. Or, les chatbots sont à la mode ... mais ne sont pas une mode, ils représentent un mouvement de fond. Selon une étude Botnation, 80% des grandes marques ne répondent pas sur leur page Facebook (chiffres variables selon les secteurs), les bots représentant 5% des cas. Pire, le temps moyen de réponse est de 2h48. Or, la clé est à la fois la précision et la vitesse de la réponse. Le chatbot est un moyen de répondre efficacement à cette demande (pour un coût relativement minime, quelques milliers d'euros pour un chatbot simple).
Côté population, 20% des Français connaissent et comprennent les chatbots.
Conclusion cobotique (57:40)
La cobotique, c'est le robot qui augmente et ne remplace pas l'humain. C'est la vision de Dentsu. Le robot peut trier, aiguiller, sélectionner, mais ne remplacera pas l'humain pour la création ou l'humour par exemple.
Les convictions de Dentsu:
- se lancer rapidement sur les chatbots, ne pas hésiter, c'est une lame de fond. Les clients veulent des réponses simples, précises, rapides, maintenant.
- commencer simplement avec un rôle clairement défini, puis croître au fur et à mesure
- avoir une solution mesurable pour améliorer progressivement sur des bases constatées
- se mettre dans une logique test and learn, et si possible miser sur l'auto-apprentissage du chatbot

Attention au ton du chatbot: ne pas faire croire qu'une machine est un humain. Les utilisateurs n'ont pas de problème a priori avec les robots, mais ne veulent pas être leurrés. En plus, c'est impossible de coder tous les mots, et les utilisateurs vont forcément trouver la faille (c'est le "cheat the bot"). Néanmoins, on peut faire passer un peu d'émotion par de "l'humour robot" (réponses de type "Vous, les humains ..."), ou par des émoticônes.
La marque Isobar porte le développement des chatbots Dentsu, dans des écosystèmes ouverts.
Question du public: quel budget pour un premier bot ? (1:03:30)
Les communautés de fans peuvent le faire gratuitement. Mais un bot professionnel démarre à 5000 €, est de qualité à 15000 € et commence à être "sérieux" à 30000 €. Par rapport à des budgets publicitaires, ce n'est pas aberrant, d'autant plus que l'investissement est pérenne (et étalable dans le temps).
Question du public: quelles sont les compétences à mobiliser ? (1:05:00)
Ce sont plutôt des personnes travaillant sur l'expérience client, la navigation dans le cadre du digital. Avec certains talents sur le champ lexical. Il est important de comprendre que l'écosystème chatbot est ouvert, et que la collaboration avec les start-ups est possible. C'est plus de la compétence proche du mobile que du data.
Le bot doit transmettre l'image de la marque à travers des mots, il faut bien travailler cela avec le marketing.
Question du public: pourquoi la recherche par questions n'est pas utilisée par les sites de e-commerce ? (1:07:10)
Ils expérimentent sur ce sujet ... mais diront qu'ils ne font pas de e-commerce. Amazon se présente ainsi comme un "réseau social de la consommation": la raison principale des visiteurs est de chercher les commentaires d'anciens acheteurs sur les produits.
Question du public: comment choisir le bon prestataire ? (1:10:40)
Attention aux prestataires qui ont quelques mois d'ancienneté seulement et qui se lancent sur le marché. Choisissez le partenaire avec lequel vous avez envie de travailler, avec lequel il y a une affinité, et qui sont dans la mesure et l'accompagnement.
Le replay de l'événement
La vidéo complète de la captation sur YouTube (1h13): Tournage et montage Damien Caillard / Le Connecteur
L'interview bonus
Benoît Régent revient sur les points à retenir de cette conférence: [/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]"
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string(22680) "Par Damien Caillard
et Cindy Pappalardo-Roy
Il a toujours la banane, qu'il s'agisse de biométhane ou d'autre chose : Philippe Métais est un hyper-actif de l'innovation, depuis longtemps chez GRDF Centre (désormais partie d'une grande région Sud-Est) et en soutien de nombreuses initiatives dans l'écosystème auvergnat. Vous le reconnaîtrez dans les Uphéros : c'est l'homme aux deux smartphones (réseaux sociaux obligent). Ailleurs, il se déplace souvent avec ses baskets et son violoncelle. Une originalité qu'il revendique et qu'il arbore : pour Philippe, l'innovation est une affaire de piratage - constructif - des codes et des habitudes.
Accéder au résumé/sommaire de cet article
Tu es très attaché à Clermont même si tu évolues au niveau national chez GRDF. Qu’est-ce qui te plaît tant en Auvergne ?
Clermont, c’est notre terre d’expérimentation. Lorsque nos responsabilités concernaient GRDF Centre*, nous naviguions dans une petite “région”, nous étions très polyvalents, et ça nous permettait d’expérimenter des choses en innovation ouverte, participative, etc. C’est cette mentalité de test and learn, de travail en mode “pirate”: essayer de faire et voir après si ça nous plaît, si c’est utile, si on apprend…
Cette approche, tu l’appliques par une méthode de travail “ouverte”. Fonctionne-t-elle avec les équipes locales ?
La région GRDF Centre n’était finalement pas constitué d’un nombre important de collaborateurs (800 salariés environ). Cela nous avait permis d’identifier des techniciens, des collaborateurs qui ont cet esprit un peu “pirate” ou “Corporate Hacker”. et grâce à eux, nous avons pu tester des idées émergeant du terrain que nous avons aidées à faire grandir en embarquant aussi les managers.
Par exemple, en 2018 avec “Mon petit kit biométhane” qui est née d’une idée d’une collaboratrice d’Orléans dont le manager ne savait comment l’aider à prototyper son idée. Grâce à ce réseau de “corporate hackers” nous l’avons aidée à trouver les bons interlocuteurs en Open Innovation pour dégager du budget et des intervenants compétents.
[caption id="attachment_6633" align="aligncenter" width="1024"]
Philippe, au fond, écoutant Jean-Philippe Cagne lors d'une session de "reverse mentoring" à Orléans. Un des nombreux exemples d'innovation dans le management[/caption]Notre job de facilitateur en Open Innovation est notamment de détecter ces bonnes idées que nos collègues peuvent difficilement porter seuls, et que l’on peut orienter vers les bonnes compétences, les bons sponsors et les meilleurs ambassadeurs, qu’ils soient internes ou externes à GRDF. Pour revenir à “Mon petit kit biométhane”, nous avons proposé à Nadine Mathieu et Alice Thellier de l’Agence La Supérette d’imaginer le storytelling, à Jonathan Mazuel de travailler sur le design, à Pierre Personne des Petits débrouillards de vulgariser les expériences scientifiques que notre collègue d’Orléans avait imaginées. Ils se sont tous inspirés les uns des autres pour créer ce prototype.
Peux-tu nous donner un exemple d’outil collaboratif ?
Jean-Philippe Cagne, qui est maintenant le Directeur Recherche & Développement, Innovation et data, a pris l'habitude d’organiser des bootcamps afin de trouver de nouvelles pistes de business. Et pour notre entreprise, les schéma des bootcamps permet également de faire bouger la créativité dans nos directions.
"Notre job de facilitateur en Open Innovation est notamment de détecter ces bonnes idées que nos collègues peuvent difficilement porter seuls"
Par exemple, GRDF est en train de déployer un réseau de communication basse fréquence pour le compteur communicant gaz. Ce réseau sera utilisé pour les besoins de transfert des données des compteurs communicant gaz. Et pour imaginer d’autres usages au service des territoires que ce réseau peut proposer, une journée d’idéation sera menée le 25 mars prochain dans toute la France. Des dizaines d’événements seront organisés à travers la France, dont un probablement à Clermont-Ferrand, où les salariés de GRDF et nos parties prenantes externes (des clients, des représentants de collectivités locales) imagineront des usages de l’énergie pour demain.
Avec Jean-Philippe Cagne et Pascal Serra, vous formez un trio très soudé et complémentaire. Quel est votre rôle à chacun ?
Tout cela, ce ne sont pas des réussites individuelles. Jean-Philippe est arrivé à Clermont-Ferrand il y a un an et demi, et on a vu qu’il apprenait de nous autant que nous de lui (...) Il a 50 milliards d’idées à la seconde ! (...) Pascal, je l’appelle “Monsieur Méthode”, avec une capacité à revenir sur le sens des choses, “remettre l’église au centre du village” et nous aide aussi à prendre le recul nécessaire. De mon côté, j’ai une vraie empathie pour accompagner les gens, et j’aime faciliter. Bref, c’est une vrai intelligence collective que nous essayons de mettre en œuvre.
Par où es-tu passé pour en arriver à ce stade de ta carrière ?
Je suis ingénieur électricien. En 2003, j’ai travaillé dans une start-up, Dynergie, qui proposait pour les gros consommateurs d’énergie de négocier des achats groupés, selon leurs profils de consommation. C’était un business très technique dans un marché pas assez mature. et comme parfois il ne faut pas être pionnier trop tôt, l’aventure de cette start-up s’est arrêtée au bout d’un an.
[caption id="attachment_6634" align="aligncenter" width="1024"]
Grâce notamment à l'action de Philippe, GRDF est un soutien de poids pour le TEDxClermont. Ici, en amont de l'édition 2018 avec Alexia Darve, responsable des partenariats de l'événement.[/caption]Puis je suis passé d’une mini-start-up à un grand groupe (en intégrant une entité qui deviendra plus tard GRDF) en manageant des équipes techniques de taille variées. mais je continue souvent à “faire” pour montrer l’exemple ou montrer que cela est possible. Ce qui implique de la polyvalence. Dans une boîte qui démarre, tu es autant commercial, que technicien, que secrétaire…
"C’est une vrai intelligence collective que nous essayons de mettre en œuvre."
Je suis arrivé à Clermont en 2013 et je suis passé de manager d’équipe technique à directeur financier. En prenant ce poste, je suis sorti de ma zone de confort et de mon savoir faire technique. Et cela a été envisageable grâce à la relation de confiance de mon manager de l’époque qui est très attentif à ce que ses collaborateurs s’épanouisse dans des missions diverses. J’ai adoré ce poste car j’y ai appris plein de choses. Beaucoup de collègues ont pris du temps pour me former, et surtout parce qu’après avoir compris le fonctionnement financier, j’ai pu aller voir les managers pour leur mettre à disposition ces outils. Cela revient à la facilitation, et cela peut être très enthousiasmant, même pour des fonctions finalement régaliennes.
Cela t’a aussi amené à travailler sur de nouveaux supports ...
Oui, je suis passé sur les réseaux sociaux. Parce qu’on était dans un collectif managérial où on faisait beaucoup de choses par nous mêmes : il y avait un directeur, un RRH, un DAF, etc., mais on se partageait tout le reste : la qualité, le contrôle interne, la communication, l’innovation... C’est comme ça que j’ai récupéré les réseaux sociaux internes - toujours en mode hacker.
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"Kioz", le prix de l'innovation interne à GRDF (France), remis en 2016 au projet Tefépamal co-développé avec Preda. De part et d'autre de Philippe : Pascal Serra (à gauche sur l'image) et Frédéric Domon, co-fondateur de Preda[/caption]Ce que j’en retire, c’est l’incroyable capacité d’un réseau social à aider à la mise en relation, faciliter l’apport d’un collectif, poser une question. Aussi, comment tu peux contourner le système, même si cela peut être positif comme négatif. Il y a la procédure d’un côté, et la possibilité d’utiliser le collectif pour trouver une manière de détourner la procédure, trouver une solution plus astucieuse.
Par exemple ?
Tefépamal, c’était typiquement cela. C’est une application inspirée par la start-up Preda, qui voulait créer et fédérer une communauté sur les enjeux de la sécurité au travail. Pour nous, c’était une manière de tester une autre manière de parler d’un sujet à la base très sérieux. Juste avant Tefépamal, on a mis à jour le règlement intérieur de sécurité GRDF, sous forme de livret écrit, imprimé, qui est un ouvrage de référence, et cette appli a permis de le transformer grâce au micro-learning avec Preda.
Le partenariat avec Preda est un exemple d'Open Innovation. Quel est ton avis général sur le sujet ?
L’Open Innovation**, c’est beaucoup de mise en relation à la base. Pascal à [ainsi] détecté le projet Eve***, parce que Sylvain Godard travaillait sur une de nos vidéos. L’écosystème auvergnat est petit et on se connaît facilement. Pour Eve, on croit à l’ouverture amenée par le produit. Cela commence à peine, à voir comment ça se déploiera.
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Philippe et Pascal lors de la séance du Club Open Innovation Auvergne, en octobre dernier.[/caption]En plus, on veut relier ça avec une dynamique de Living Lab. Notre idée, c’est de mettre en relation les usages, les citoyens, les partenaires, au cœur de systèmes urbains pour échanger et tester des choses. Un incubateur GRDF à Clermont, ça n’a pas de sens. Travailler avec d’autres en mode Living Lab, ça doit permettre d’atteindre beaucoup de monde, même de manière phygitale ! On se dit qu’on pourrait mettre à disposition de ces Living Labs ce genre d’outils. On veut tester le modèle du Living Lab, et si ça marche, on peut l’étendre à tout le territoire national.
Comment ont évolué tes responsabilités dans la nouvelle organisation GRDF ?
Le projet d’entreprise de GRDF est résolument tourné vers la transition énergétique, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la transformation du gaz naturel en gaz renouvelable produit localement dans une économie circulaire vertueuse.
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"Ceci est une patate chauffante" : Philippe tient à faire le pari du biométhane pour GRDF. La thématique se traduit dans de nombreux événements, par exemple lors de la dernière Clermont Innovation Week[/caption]Et depuis le 1er janvier 2019, avec Jean-Philippe et Pascal, on a de nouvelles casquettes en R&D, innovation et data de GRDF pour contribuer à ce projet. Dans ces domaines, nous sommes des facilitateurs pour le niveau national et nous travaillons avec trois collègues en place à Paris sur le sujet de l’innovation. L’une des dernières actions a été de participer en tant que partenaire de la Maddy Keynote 2019, par exemple.
Mais tu restes malgré tout basé en Auvergne. Quels sont les projets principaux de ton unité sur notre écosystème ?
Notre appel à projets fait avec le Bivouac a beaucoup intéressé notre Chief Data Officer : on souhaite suivre une des start-ups lauréates, E-grid, sur la question des données gaz en open-source et de la gamification des économies d’énergie. Ici, la mise en relation est plus facile. À Paris, mes collègues sont énormément sollicités, et les start-ups également. C’est la chance et la malchance d’être dans un “petit” écosystème : tu es plus visible même si tu as moins d’opportunités qu’à Paris.
"Notre idée, c’est de mettre en relation les usages, les citoyens, les partenaires, au cœur de systèmes urbains pour échanger et tester des choses."
Au final, on est plutôt fiers de pouvoir proposer un pilotage national des sujets R&D et innovation chez GRDF depuis Clermont. On montre ainsi notre capacité à être plus agiles. Et ça répond à l’idée de notre notre DG qui dit que les territoires sont importants et que tout ne doit pas se faire à Paris.
Le mot de la fin ?
“Biniou” ! c’est ainsi que j’appelle mon compagnon depuis 1996 qui est un violoncelle de 1906 et qui a donné naissance à mon pseudo sur les réseaux sociaux. J’en joue depuis que je suis enfant et ça fait partie de mon équilibre de vie. Je me balade souvent avec mon violoncelle : moi qui suis plutôt timide, ça interpelle les gens, c’est un excellent moyen d’engager la conversation et cela casse également un peu les codes !
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Au concours de "pull de Noël", palme d'or à Philippe. Petit exemple d'un style décontracté et revendiqué par les "corporate hackers"[/caption]Lorsque j’ai démarré ma vie professionnelle, je portais le costume, ça me semblait nécessaire quand j’étais manager à 24 ans d’une équipe d’une cinquantaine de collaborateurs qui avaient l’âge de mes parents. J’avais l’impression que cela me donnait de la légitimité et ce dress code m’enfermait dans mes idées de management. Aujourd’hui, mon côté pirate, c’est de venir en basket au siège social de GRDF, en bousculant ma tenue et les méthodes de travail. Mon rêve : faire un orchestre avec les musiciens de GRDF.
*GRDF Centre: Auvergne, Centre Val de Loire et Limousin avant la modification des régions de GRDF le 1er janvier 2019 (fusion de la partie auvergnate dans une “grande” région Sud-Est)
**GRDF Centre, par l’intermédiaire et Philippe et Pascal, sont membres du Club Open Innovation Auvergne (animé par le Connecteur)
***Eve est le projet principal porté par la start-up Atome, de Sylvain et Jean-Eric Godard
Pour en savoir plus :
la page des "engagements" GRDF
Entretien réalisé le 4 février à l'IAE Management par Damien Caillard. Propos synthétisés et réorganisés pour plus de lisibilité par Cindy Pappalardo-Roy, puis relus et corrigés par Philippe.
Visuels fournis par Fanny Reynaud, Jérôme Palle et Damien Caillard.
Résumé/sommaire de l'article (cliquez sur les #liens pour accéder aux sections)
- #AttachementClermontois – Philippe n'est pas Clermontois d'origine mais a trouvé ici une "terre d'expérimentation". La taille relativement restreinte de la "région" (au sens GRDF du terme, et avant la fusion récente) permettait de pratiquer beaucoup de test et d'innovation ouverte.
- #CorporateHacker – C'est l'essence du mode "pirate" revendiqué par Philippe : test and learn. Sur 800 salariés, il pouvait repérer les "corporate hackers" pour tester des idées émergeant du terrain. Son métier de "facilitateur" en la matière consistait aussi à faire grandir ces idées, toujours portée par les salariés pionniers, avec les bons partenaires - locaux si possible - afin d'aboutir à un prototype. C'est aussi l'objet des bootcamps organisés pour trouver de nouvelles pistes business.
- #Trio - Philippe travaille de manière étroite avec Jean-Philippe Cagne et Pascal Serra, et ils ont des regards complémentaires. Jean-Philippe est très créatif, Pascal plus méthodologique, et Philippe apporte son empathie et sa volonté d'accompagnement. Le tout en mode "intelligence collective" qu'ils revendiquent.
- #Parcours - De formation ingénieur électricien, Philippe a travaillé en 2003 dans une start-ups energitech. Après cette première expérience très "multicartes", il a fait le saut dans un grand groupe, appelé à devenir GRDF, en tant que manager d'équipes. Mais il avait gardé la volonté de "faire" pour montrer que les choses sont possibles. Arrivé à Clermont en 2013, il est un temps directeur financier, ce qui lui a apporté un autre regard très enrichissant. Là aussi, il le voit comme une mission de facilitation.
- #RéseauxSociaux - Enfin, Philippe est devenu animateur réseaux sociaux pour les équipes internes à GRDF Centre. Ce job était clé dans le sens où les équipes avaient l'habitude du partage, et qu'il fallait accompagner ces échanges. Il a pu "finaliser" son approche de Corporate Hacker dans ce cadre, en jouant sur la puissance des réseaux sociaux. Le collectif était un moyen de trouver des solutions parfois plus astucieuses que la procédure en place.
- #OpenInnovation - C'est ainsi qu'il a développé un projet en Open Innovation avec la start-up Preda : Tefépamal, récompensé par un prix d'innovation interne en 2016. De même et plus récemment avec le projet Eve porté par la start-up chamaliéroise Atome. Ces approches partenariales GRDF-start-ups se placent dans une logique de Living Lab que Philippe promeut : mettre en relation usages, citoyens, entreprises, partenaires au coeur de systèmes urbains pour échanger et tester. C'est ce qu'il souhaiterait prototyper à Clermont.
- #Projetd'Entreprise - GRDF s'oriente vers la transition énergétique, notamment avec la biométhanisation, un des chevaux de bataille de Philippe. Après la "fusion" des régions et la disparition de GRDF Centre, Philippe a rejoint Pascal et Jean-Philippe dans une unité spécifique dédiée à la R&D, l'innovation et la data au niveau national, mais il reste basé à Clermont, ce qui lui donne plus d'agilité qu'à Paris. Ici, il travaille notamment avec le Bivouac (dernier appel à projets Energitech).
- #Biniou! - Toujours en mode pirate, Philippe affectionne une passion d'enfance, le violoncelle - son "biniou" - qu'il pratique toujours et qu'il amène souvent avec lui. Un moyen original d'interpeller les gens et de briser la glace. Bousculer les codes de l'entreprise lui semble nécessaire pour ne pas s'enfermer dans une conception verticale du management.
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