Alors, c’est sans doute ce qu’on appelle un biais de confirmation mais j’ai l’impression qu’autour de moi, la coopération, la mutualisation, le troc même reprennent du poil de la bête…  dans le milieu pro j’entends.

Pendant longtemps, il me semble que c’était plutôt des pratiques citoyennes et pas très tendances dans l’univers professionnel. Ça sentait le bricolage, le manque de moyens, le provisoire … et c’était un peu honteux.

Désormais, on a peut être un peu fait évoluer le vocabulaire, en parlant

coopération, mutualisation, collectifs, partage de compétences, mise en commun de ressources… Mais au fond du fond, c’est bien la même chose, peut-être avec plus de conscience. La période est difficile pour beaucoup, comme toujours l’adversité crée des réactions, parfois c’est le repli, mais pas toujours.

Cinq exemples :

Cocoshaker organise un événement « concurrents, et si on arrêtait d’avoir peur » qui valorise un retour d’expérience fait d’alliances.

Le Pôle Cimes propose une journée autour des ‘synergies territoriales’.

Clermont Schoof of Business propose un module dont l’un des objectifs est de développer la capacité des étudiants à innover en écosystème.

Dans sa toute première et excellente newsletter, Le temps des robustes, Cédric propose un focus sur l’ouvrage ‘ Le coopérisme, une théorie politique, économique et sociale’…

Il y a quelques mois, Le Damier au travers de « Déjà Demain » travaillait en prospective sur les compétences de demain. Parmi celles qui ressortent : la capacité à coopérer, à animer un collectif, à mutualiser des ressources en intégrant les besoins de chacun. 

Coopérer, c’est forcément élargir son prisme, comprendre ce que chacun peut apporter, ce qu’il attend en retour, où sont les contraintes et comment construire un équilibre acceptable.

Aujourd’hui, dans un contexte où les ressources sont plus chères et certaines compétences plus difficiles à trouver, posséder devient parfois moins important que savoir accéder.

Une logique qui, in fine, produit bien plus que des économies. Elle crée des réseaux plus solides, des complémentarités… de la robustesse comme dirait Cédric.

Finalement, la compétence du futur sera peut-être aussi vieille que le monde : savoir qui appeler, qui peut aider qui, et comment faire avec ce que l’on a déjà.

Connecter en somme !

 

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