#LeTempsQuiCompte
En ce moment, on s’acculture au Lean management avec un expert pour un de nos clients. Une philosophie et des outils méthodologiques pour viser l‘excellence, la satisfaction clients – et salariés- et chasser les gaspillages.
Dans ce cadre, j’ai découvert des notions comme le lead time (le temps total d’un processus) et le process time (le temps réellement utile). En gros, ce qui fait la différence entre ce qui prend du temps et ce qui a de la valeur.
Et ça m’a forcément fait réfléchir à la valeur que l‘on donne au temps. Au Connecteur, on en donne souvent, du temps. Pour former des jeunes, coacher des étudiants, participer à des conseils d’administration, témoigner, être jury, …
Un temps non productif si on le rapporte à des indicateurs de mesure de « livrables ». Et pourtant, ce n’est pas non plus du temps perdu.
Il me semble qu’on traverse un moment de bascule. Où l’on interroge de plus en plus la manière dont notre temps est utilisé, pris, contraint.
Socialter parle de chrono-capitalisme, cette logique d’optimisation permanente qui dévore tout. Hadrien Klent, dans Paresse pour tous, imagine une société où le travail est devenu minoritaire (3h par jour). Où l’utilité se pense autrement que par le prisme du marché. Et où l’on peut redonner de la valeur à ce qui ne se vend pas: l’attention, la lenteur, la transmission, l’entraide.
Je ne suis pas sûre qu’on y soit, ni même qu’on y aille. Mais bon, dans les petites structures, dans les réseaux, dans les projets qui tiennent par engagement et pas par reporting, il y a beaucoup de temps qui ne se voit pas. Mais qui fait tenir l’ensemble.
Bonne lecture et bon week-end !
