Tous les vendredis, Le Connecteur envoie la 12h12, la newsletter qui reprend le meilleur de l’actu de la semaine et la petite humeur du jour par Véro. Cette semaine, c’était à propos des coulisses de l’univers des médias.
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La semaine dernière, j’étais à Nantes pour le Festival de l’info locale (FIL) organisé par Ouest Médialab. Et mardi, c’était #Upheros Clermont sur le thème des « médias émergents ».
Entre les deux, un point commun autour de la définition du terme de média. Originellement, un #média, c’est le véhicule entre les points A et B. Culturellement, les médias désignaient les journaux, télés, radios … qui faisaient référence pour l’information des publics et, avant leur démultiplication, un peu socle commun de connaissance et compréhension du monde aussi, comme un liant.
Aujourd’hui, passée l’explosion permise par Internet puis le grand flou généré par l’irruption de l’#IA, la profession est en plein questionnement.
Selon le baromètre La Croix – Verian Group – La Poste Groupe de 2026, 61% des Français se méfient des médias « en général ».
En réalité, 65% font confiance à la TV et 63% à la presse régionale pour les informer.
Peut-être que l’on peut lire ce gap comme la difficulté à trier dans ce que l’on place sous le vocable.
Aujourd’hui, le statut de média est officiellement attribué par une commission paritaire, rattachée au Ministère de la Culture.
C’est un premier pas mais qui ne suffit pas.
D’une part, personne ne vérifie si le média en question est bien reconnu par la CPPAP, et d’autre part, cette reconnaissance ne va pas jusqu’à analyser la méthode de production de l’information.
C’est pour cette raison que certains appellent de leurs vœux une forme de labellisation, comme le porte la Journalism Trust Initiative. Un label « information de qualité », selon les mains entre lesquelles il est placé, ça fait peur aussi.
C’était un bout des débats, et au FIL et lors du Upheros: qu’est ce qui distingue le média du producteur de contenus et comment trier le bon grain de l’ivraie dans cette profusion ?
Les réponses tiennent à la fois dans l’intention – sert-on les intérêts d’un émetteur ou celui du public- et aussi dans la démarche journalistique, en particulier, le croisement des sources, la vérification des infos, le contradictoire…
Autant de principes qui définissent l’essence du journalisme mais ne sont pas forcément visibles.
Finalement, le label n’est peut-être pas l’alpha et l’oméga de la confiance.
On voit bien, sur d’autres secteurs, qu’un label en appelle un autre et finit par créer plus de flou encore.
Elle se construit plutôt dans le lien, la transparence et la régularité, qu’il faudra sans doute mieux raconter.
Bonne lecture et à la semaine prochaine
