C’est une tendance de fond. Les entrepreneurs sont de plus en plus « green native ». Leurs projets sont « conçus avec le souci de réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone » (Bruno Bonnel, secrétaire général pour l’investissement).
Green Native, un format sérieux « et en même temps » léger, met en lumière ces nouveaux porteurs de projet à impact.

Le Connecteur vous propose une nouvelle série sur la promo 2026 de l’incubateur SquareLab, ainsi qu’un portrait de celui qui prend soin d’eux en tant que start up manager, Thibaut Bertrand

Ingénieur de formation passé par l’industrie lourde (automobile, aéronautique, défense) et l’accompagnement de projets chez H32, Matthieu Rouquette a décidé de mettre sa rigueur technique au service de l’imaginaire. Aujourd’hui installé en Auvergne et incubé au Squarelab, il développe une manufacture de jouets innovante qui allie technologie de pointe et fabrication locale. Son parcours est marqué par une volonté d’entreprendre et de créer. Ce qui l’a conduit à transformer un simple test sur les marchés de Noël en un véritable projet industriel.

Une manufacture de jouets écoresponsable et certifiée « CE »

Le projet de Matthieu Rouquette consiste à produire des figurines articulées (animaux, dragons, dinosaures) et des accessoires comme des porte-clés grâce à l’impression 3D. La distinction majeure de son entreprise repose sur deux piliers : la sécurité et l’écologie. Contrairement à une grande partie de l’offre actuelle sur internet, Matthieu a investi des mois de travail pour que ses produits respectent strictement les normes européennes (CE), garantissant une sécurité totale pour les enfants. Les jouets sont fabriqués à partir d’un plastique biosourcé issu d’amidon de maïs, et l’objectif est désormais de monter en cadence pour fournir les boutiques professionnelles avec un système de production industriel « carré » tout en restant local.

Redonner du sens au jeu et à la fabrication française

La genèse de ce projet repose sur une double volonté : s’éclater professionnellement et proposer une alternative locale de qualité. Matthieu a constaté que 90 à 95 % des jouets sur le marché sont importés d’Asie. Il a voulu prouver qu’il était possible de fabriquer en France un jouet accessible. Le prix d’entrée est fixé à 3 €. Mais au-delà de l’aspect économique, il s’agit de proposer des objets sans électronique ni peinture. Ces jouets sont conçus pour stimuler l’imagination, où l’enfant redevient l’acteur principal du jeu. Après des années dans des secteurs industriels très « sérieux », ce projet est pour lui le moyen de concilier expertise technique et plaisir de créer. Il souhaite ainsi fabriquer des objets qui apportent du bonheur aux petits comme aux grands.