C’est une tendance de fond. Les entrepreneurs sont de plus en plus « green native ». Leurs projets sont « conçus avec le souci de réduire leur consommation énergétique et leur empreinte carbone » (Bruno Bonnel, secrétaire général pour l’investissement).
Green Native, un format sérieux « et en même temps » léger, met en lumière ces nouveaux porteurs de projet à impact.

Le Connecteur vous propose une nouvelle série sur la promo 2026 de l’incubateur SquareLab, ainsi qu’un portrait de celui qui prend soin d’eux en tant que start up manager, Thibaut Bertrand

Étudiant en ingénierie mécanique à SIGMA Clermont, Théo Douget combine une formation technique de pointe avec une passion précoce pour l’entrepreneuriat, née dès le collège avec le dispositif « Entreprendre pour Apprendre ». Accompagné par le réseau Pépite et l’incubateur SquareLab, il développe une solution innovante pour sécuriser l’usage de l’intelligence artificielle. Ce qui l’a conduit à concevoir un outil alliant innovation technologique et protection des données personnelles.

Une solution concrète pour utiliser l’IA sans risquer les données personnelles

Le projet se présente comme un SaaS de mise en conformité, agissant comme une passerelle sécurisée entre l’utilisateur et les principaux modèles d’IA (GPT, Claude, Mistral). La plateforme intègre une technologie propriétaire capable de scanner et de pseudonymiser automatiquement les documents : les données personnelles identifiantes sont remplacées par des alias avant d’être envoyées à l’IA. Une fois que l’IA a généré sa réponse, le système effectue l’opération inverse. Il restitue alors un document parfaitement lisible avec les données initiales. Cela garantit que les modèles de langage ne voient jamais les données brutes. En plus de la sécurité, l’outil intègre une dimension éco-responsable. Il affiche en temps réel la consommation d’eau et les émissions de CO2 de chaque requête.

Protéger les métiers réglementés : l’origine du projet

L’idée est née d’un besoin réel identifié auprès de son père. Il est expert judiciaire et s’est retrouvé dans l’impossibilité légale d’utiliser les IA grand public pour ses rapports en raison des contraintes du RGPD et du secret professionnel. Constatant qu’aucune solution n’était adaptée aux indépendants et aux petites structures des secteurs réglementés (experts, avocats, médecins), Théo a décidé de combler ce vide. Ce projet vise aussi à offrir aux professionnels un accès serein et éthique aux gains de productivité de l’IA. Il cherche également à sensibiliser les utilisateurs à l’impact environnemental de ces nouvelles technologies.