Bewar Mohammed, Clermont-Ferrand : « j’ai été soutenu par des familles du quartier »

Bewar Mohammed, Clermont-Ferrand : « j’ai été soutenu par des familles du quartier »
 Photos : © Fanny Reynaud pour Le Connecteur

Bewar Mohammed, est naturalisé Français, d’origine kurde irakienne, arrivé à Clermont-Ferrand il y a 13 ans. Il a toujours travaillé dans la restauration. Il y a un an et demi, il décide de devenir entrepreneur et il crée “Wan Kebab”, un établissement de restauration rapide dans le quartier de Saint-Jacques à Clermont-Ferrand.

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Bonjour Bewar, pourquoi avoir décidé de monter ta boîte ?

J’ai de longues années d’expérience dans la restauration. Avec mes différents emplois, j’ai pu apprendre toutes les facettes du métier. Un jour, je me suis dit qu’il était peut-être temps de penser à moi et de travailler pour moi. 
Le secteur de la restauration est un secteur difficile lorsque l’on est salarié. J’avais envie d’avoir plus de temps libre avec ma famille, mais aussi de pouvoir améliorer mon niveau de vie.

Quel a été l’élément déclencheur ?

J’avais cette idée en tête depuis six ans, mais malheureusement, je n’avais pas assez d’argent pour monter l’affaire. Il y a deux ans, j’ai reçu le soutien de mes voisins et de copains. Ils se sont cotisés pour me permettre d’ouvrir mon restaurant.

Qu’est-ce qui te rend le plus fier ?

Ce qui me rend le plus fier, c’est d’avoir pu embaucher deux personnes. D’avoir permis à deux personnes qui n’avaient pas d’emploi de travailler dans mon restaurant.

Photos : © Fanny Reynaud pour Le Connecteur 

Pour monter ton restaurant, est-ce que tu as été accompagné et aidé ?

Oui, comme je le disais, j’ai été soutenu par des familles du quartier. J’ai également gagné un prix grâce au concours Ouvre-Boîte.
Les 1500 € m’ont permis d’acheter le matériel qu’il me manquait pour mon restaurant notamment une friteuse, un appareil à panini et à Kebab.

Tu connais le milieu de la restauration, mais être à son compte, c’est différent. Qu’est-ce que tu préfères ? 

D’abord, c’est de pouvoir passer plus de temps avec ma famille. Ensuite, j’aime beaucoup cuisiner et je suis heureux de pouvoir satisfaire les clients. Tout est « fait-maison » chez moi. J’aime avoir des clients heureux qui sont contents des plats que je propose.

Et qu’est-ce qui est le plus compliqué ? 

C’est de gérer les clients qui ne sont pas satisfaits. Lorsque quelque chose ne se passe pas bien, c’est forcément à moi de trouver une solution. C’est moi le responsable dans tous les cas.

Un conseil à donner aux futurs entrepreneurs ?

Il ne faut pas avoir peur. Il faut y aller, il faut se lancer. C’est tout. 

Quelles sont les prochaines étapes ? 

J’ai envie d’ouvrir un grand restaurant familial d’ici un an ou deux ans. Je suis à la recherche d’un local. Je voudrais pouvoir proposer de la cuisine kurde. Il y a une grande variété de plats et aujourd’hui à Clermont-Ferrand aucun restaurant ne propose ce type de spécialités. Je pense que ça peut être une bonne idée.

Photos : © Fanny Reynaud pour Le Connecteur 

Le Portrait chinois

Un plat : une assiette royale. Rires. Un plat avec plusieurs types de viandes
Une musique : le rap
Une série / Un film : j’aime bien le film Braveheart. C’est un film qui parle de courage et de combativité.
Sport : le football, j’aime bien le foot.

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À propos de Pauline Rivière

Pauline Rivière est rédactrice en chef du média en ligne le Connecteur. Elle est aujourd'hui, réalisatrice, reporter d’images et formatrice au sein de l'association. Elle s'intéresse également à l'innovation éditoriale. Avec sa société SmartVideo Academy, elle anime différentes formations à la réalisation de vidéos (au smartphone notamment) et à l’écriture audiovisuelle. Elle intervient également dans l'Enseignement Supérieur auprès d'étudiants en communication digitale.