Brève intro à « l’économie d’impact » par Gaël Queinnec de Michelin

Brève intro à « l’économie d’impact » par Gaël Queinnec de Michelin

Le Village By CA Centre France et le Connecteur organisaient une session express dans le cadre de la Clermont Innovation Week. Un éclairage sur une notion de plus en plus présente dans le champ lexical de l’innovation et de l’ESS : « l’économie d’impact ».
Gaël Queinnec, Directeur de la Prospective chez Michelin est venu parler, externalités positives, innovations, environnement et technologie. 30 minutes pour tout comprendre.

La triple bottom line

Gaël Quiennec : « Qu’on le veuille ou non la notion d’économie impact est issue du monde de la finance ». Aussi appelée « Triple P », cette vision d’une économie durable se base sur trois piliers : People, Planet and Profit. Alors qu’aujourd’hui un bas de bilan ne prend en compte que la partie financière, l’ambition du triple bilan est de parvenir à transposer financièrement le social et l’environnemental sur ce même bas de bilan.

Externalités positives et négatives

Aujourd’hui, toute activité entraine nécessairement des externalités qui peuvent être positives mais bien souvent aussi négatives. Mais tout d’abord, de quoi parle-t-on ?

« Si une opération économique, entre deux agents A et B, a des effets sur un troisième agent C sans qu’il y ait transaction monétaire ou convention d’échange entre A et C ou entre B et C, on dit qu’il y a création d’une externalité. Si l’externalité créée s’opère au détriment de C, c’est-à-dire si elle diminue son bien-être actuel, ou l’empêche de jouir d’un bien, d’un service potentiel, on dit qu’il s’agit d’une externalité négative ou d’une déséconomie externe. »
Cette définition trouvée sur le blog surfeco21.com, témoigne de la difficulté à monétiser les externalités positives.
Prenons un exemple, Blablacar permet de voyager facilement et à moindre coût. Pourtant, les externalités positives telles que le lien social crée dans le véhicule ou l’économie d’énergie et la limitation des gaz à effet de serre, ne sont pas prisent en compte. Aujourd’hui, on ne sait pas monétiser cela, mais bonne nouvelle…on cherche.

Une histoire de + et de –

Mais alors, comment peut-on définir si une entreprise est à impact ? Est-ce qu’il faut que chacune de ses actions ait une externalité positive ? « Impossible », précise Gaël. Toute organisation a nécessairement des impacts négatifs dans ses process : une carotte bio est transportée par un véhicule qui pollue.
Donc, l’économie d’impact, c’est la somme de toutes les externalités, positives et négatives. Si on termine sur du +, c’est que l’on est positif et donc « à impact ».

L’impact : la saison 2 de la RSE

Finalement, impact, c’est la suite logique de la démarche RSE démarrée par de nombreuses entreprises il y a déjà plusieurs années.
Gaël nous explique que l’impact, c’est faire le pas de plus.
Prenons le cas de Michelin. Produire des pneus a un impact négatif, c’est une réalité. Pourtant, si l’on invente un pneu qui permet d’aspirer les particules fines émises par le véhicule .. ça change la donne non ?

Un écosystème déjà actif pour accompagner la transformation des entreprises

Les chefs d’entreprise sont de plus en plus conscients qu’il devient indispensable d’intégrer les dimensions environnementales et sociétales dans la vision et la mission de l’entreprise. Pourtant, une fois que l’on a dit ça, comment débuter la démarche ?
Ça tombe bien, dans le monde de l’innovation tout un écosystème s’est créé et accompagne déjà les entrepreneurs sur le sujet « d’économie d’impact ».
Alors, si vous aussi vous sentez qu’il est temps de s’y mettre, allez donc jeter un coup d’oeil sur la carto de la TechForGood France (ci-dessous). Et dans tous les cas, regardez le replay !

source : L’écosystème économie d’impact / présentation Gaël Queinnec : Intro Impact Economy

À propos de Pauline Rivière

Pauline Rivière est rédactrice en chef du média en ligne le Connecteur. Elle est aujourd'hui, réalisatrice, reporter d’images et formatrice au sein de l'association. Elle s'intéresse également à l'innovation éditoriale. Avec sa société SmartVideo Academy, elle anime différentes formations à la réalisation de vidéos (au smartphone notamment) et à l’écriture audiovisuelle. Elle intervient également dans l'Enseignement Supérieur auprès d'étudiants en communication digitale.