Business as (un)usual, commerciale indépendante avec Audrey Pouchol

Business as (un)usual, commerciale indépendante avec Audrey Pouchol

Le Connecteur s’adapte en cette période de confinement. Nouvelle organisation du travail, nouveaux projets, d’autres en stand-by… Nous nous sommes demandés comment les professionnels, eux, avaient choisi de s’organiser face à des contraintes très différents en fonction des secteurs d’activités. Nous vous proposons au fil de l’eau un nouveau format d’interview « Business as (un)usual. Bonne lecture !

 

Ce que tu faisais hier et que tu ne peux plus faire aujourd’hui ?

Rencontrer les gens en vrai. Dans le business de commercial rencontrer les gens c’est quand même essentiel. En plus de ça, je suis très active dans les réseaux, Aujourd’hui je ne peux plus aller à des évènements réseaux et je ne peux plus en organiser non plus. C’est ce qui me manque le plus.
 

Ce que tu fais aujourd’hui et que tu ne faisais pas hier ?

Je fais des cours en visioconférence, je n’avais jamais animé des cours à distance, uniquement en présentiel. Je suis étonnamment surprise en voyant qu’au final
les étudiants sont peut-être plus attentifs et plus impliqués qu’avant.
Dans les échanges que je peux avoir par Skype ou autre, je remarque aussi que les gens sont plus disponibles. Il y a une réflexion sur le sens de leur business. Parfois on entend un enfant crier derrière, les conditions ne sont pas les mêmes mais ça met de l’humain et ça permet de conserver cette proximité.
Et je dis à mes clients que ce n’est pas le moment de faire du démarchage, il faut changer sa posture commerciale et plutôt prendre des nouvelles. Nous devons chouchouter nos clients.

C’est bon pour le moral : « Ma fille de onze ans a un groupe Snapchat avec des enfants de sa classe. Quand il y en a un qui arrive à se connecter à l’ENT il envoie aux autres les cours ou des captures d’écran des devoirs. Ils ont mis ça en place spontanément entre eux sans l’intervention d’un adulte. Cette solidarité c’est un signal positif pour l’avenir. »

 

Comment as-tu adapté ton activité. Qu’as tu mis en place ?

J’ai mis en place toutes mes formations grâce à un logiciel qui s’appelle WebEx. Je vais même organiser une rencontre réseaux par ce même logiciel pour continuer cette activité qui est importante pour moi.

Je me forme aussi. Même si je n’aime pas parler d’opportunités dans ce contexte, il y a pas mal de personnes qui ont sorti des webinaires gratuits ou qui ont ouvert des formations qui normalement devaient être payantes. C’est l’occasion aussi d’échanger avec des experts pendant les live.

Est-ce que tu comptes faire évoluer ton business après cette période ?

J’avais déjà dans l’idée d’orienter mon business vers les cours en ligne donc ça me force à faire maintenant ce que j’avais prévu de faire plus tard. Ça m’a fait passer le cap plus vite. C’est même plus simple de démarrer maintenant. Aujourd’hui tout le  monde comprend que la technique ne soit pas bonne puisque nous ne sommes pas dans des conditions optimales. En situation « normale » on accepterait peut-être moins ce côté imparfait.

Quelque chose que tu as découvert, que tu continueras à utiliser après ?

Et bien c’est WebEx. C’est une collègue qui m’en a parlé. C’est un outil comme Zoom. L’avantage c’est que tu n’es pas limité à 40 minutes au dessus de trois personnes. . Avec Webex tu peux être jusqu’à 100 en illimité et gratuitement.

Le truc qui te fait le plus galérer ?

La galère c’est la trésorerie. La galère c’est aussi quand tu es trois sur la bande passante. Ta fille sur l’ENT, ton mari en télétravail et toi avec tes visio. La connexion rame forcément. Il faut s’organiser.

Et puis aussi, gérer la proximité familiale pendant ton business c’est pas évident.

On dit que le monde d’après ne sera pas celui d’avant. Qu’est ce que ça t’inspire ?

Je suis d’un nature plutôt positive mais là-dessus je vais malheureusement être un peu pessimiste, J’ai du mal à croire à une révolution phénoménale. En revanche de nouvelles personnes vont avoir une prise de conscience plus forte. Il y aura un effet positif mais pas général. Plus de personnes ça veut aussi dire que l’on pourra lentement aller vers un changement plus global. 

La première chose que tu feras à la fin du confinement ?

« Je ferai plein de câlins et de bisous ! » (Rires)