Business as (un)usual, photographe indépendante avec Fanny Reynaud

Business as (un)usual, photographe indépendante avec Fanny Reynaud

Le Connecteur s’adapte en cette période de confinement. Nouvelle organisation du travail, nouveaux projets, d’autres en stand-by… Nous nous sommes demandés comment les professionnels, eux, avaient choisi de s’organiser face à des contraintes très différents en fonction des secteurs d’activités. Nous vous proposons au fil de l’eau un nouveau format d’interview « Business as (un)usual. Bonne lecture !

 

Ce que tu faisais hier et que tu ne peux plus faire aujourd’hui ?

 

Alors moi je suis une photographe de l’humain. Je photographie des gens, des évènements, je fais des portraits, des mariages. Tout ça c’est mon coeur de métier donc en fait je ne fais plus rien …
 

Ce que tu fais aujourd’hui et que tu ne faisais pas hier ?

Alors il se trouve qu’un entrepreneur de la région qui s’appelle Alexandre Humbert des Tabliers Rouges m’avait sollicité il y a quelques temps de ça pour savoir si je donnais des cours de photos. Je le faisais ponctuellement parce que ce n’est pas forcément mon truc.
Du coup j’ai lancé un appel sur ma page Facebook pour faire des cours en visio. Au départ, c’était surtout pour avoir du contact social parce que c’est ce qui me manque. Au final, il y a une dizaine de personnes qui ont répondu à l’appel. Je viens de faire une première intervention.
C’était chouette et ils étaient aussi contents de discuter entre eux vu que ce sont aussi des entrepreneurs qui peuvent se sentir seuls en ce moment.

C’est bon pour le moral : « Je devais faire une formation sur « la brain gym » à Paris. Nous n’avons pas pu le faire en présentiel. Ce que j’ai trouvé incroyable c’est la proximité que l’on a réussi à créer au sein du groupe même si on était chacun de notre côté, le degré de profondeur dans les échanges, dans l’émotionnel …« 

 

Comment as-tu adapté ton activité. Qu’as tu mis en place ?

J’ai décidé de me former notamment sur la retouche. Quand on a beaucoup de commandes on n’a pas forcément le temps de le faire, alors là c’est l’occasion. Je compte continuer à m’occuper comme ça. Et peut-être développer le groupe de cours photo si ça plait aux gens et s’ils trouvent que je suis une bonne formatrice (rires).

Est-ce que tu comptes faire évoluer ton business après cette période ?

Peut-être la formation en ligne, des cours bien fait mais il y a déjà tellement d’offres de ce style. En revanche, j’ai bien envie d’apprendre la vidéo et le montage aussi, j’ai déjà tout le matériel…

Quelque chose que tu as découvert, que tu continueras à utiliser après ?

J’ai découvert Miro et c’est trop bien. C’est mon compagnon qui m’a fait découvrir ça. En fait c’est un board virtuel et infini (ça c’est génial !) sur lequel tu peux inviter des personnes en audio et/ou video, et tu déroules ton cours en te baladant sur le tableau.

Le truc qui te fait le plus galérer ?

La mise en place des cours photo a été techniquement compliquée, vu que je suis à la campagne et que la connexion n’est vraiment pas terrible.

On dit que le monde d’après ne sera pas celui d’avant. Qu’est ce que ça t’inspire ?

J’espère qu’il y aura une prise de conscience sur le coté société consumériste, que les gens vont se prendre conscience que l’on n’est pas forcément heureux en consommant. Je pense aussi à l’importance des rapports humains et de l’entraide. J’espère qu’une partie importante de la population va se rendre compte que le bonheur est lié aux autres, à nos proches à nos amis.

La première chose que tu feras à la fin du confinement ?

« J’irai boire un verre au Maracuja (bar brésilien de Clermont-Ferrand) (Rires)