[NOUVELLE CARTO] CARTOGRAPHIE DES RÉSEAUX DE FEMMES, DE PARITÉ ET D’ÉGALITÉ EN AUVERGNE ET EN FRANCE

[NOUVELLE CARTO] CARTOGRAPHIE DES RÉSEAUX DE FEMMES, DE PARITÉ ET D’ÉGALITÉ EN AUVERGNE ET EN FRANCE

Ce mois-ci nous explorons les questions d’égalité femmes-hommes dans la sphère professionnelle. Notre angle d’attaque pour traiter cet épineux sujet : « Toutes et tous biaisé.e.s ». De nos biais, représentations et stéréotypes découlent une responsabilité partagée dans les disparités qui subsistent encore dans le monde économique.
Industries historiquement masculines, entrepreneuriat, éducation, recherche etc… , nous irons à la rencontre de femmes (et d’hommes) qui oeuvrent au quotidien pour une société inclusive et mixte.
Pour lancer ce dossier spécial, nous vous proposons une nouvelle cartographie afin de mieux comprendre les dynamiques sur notre territoire. Un grand merci aux participants de #WomenForward de Michelin qui ont contribué à enrichir cette cartographie lors de leur forum annuel le 9 novembre dernier.

De nombreux réseaux au sein des grands groupes

Les filières historiquement masculines ont développé depuis plusieurs années des réseaux de femmes en interne. D’une portée nationale, ils sont souvent déclinés au niveau régional. On en trouve une multitude en Auvergne.

Leurs missions se déclinent autour de deux types d’objectifs. D’une part, les réseaux qui cherchent à promouvoir la mixité au sein du groupe, comme Women Forward de Michelin. D’autre part, les réseaux qui visent à soutenir un public précis.
Par exemple, BNP-Paribas avec Connect’Hers accompagne les entrepreneuses qui ne représentent aujourd’hui que 30% des chefs d’entreprise. Elles font face à des difficultés supplémentaires pour financer leur projet. C’est encore plus vrai quand il s’agit d’un produit ou d’un service destiné aux femmes et méconnus des hommes.

Cartographie V1 novembre 2021

Des réseaux de femmes en Auvergne, au national et à l’international, très présents pour soutenir l’entrepreneuriat

En Auvergne, il existe de nombreux réseaux de femmes pour soutenir les cheffes d’entreprises. Ils ont pour vocation d’accompagner leur développement ou de créer des communautés d’entraide. De nouveaux voient le jour chaque mois, et nous sommes convaincus que c’est plutôt une bonne chose. Cela souligne un écosystème dynamique et des initiatives en perspective.

Preuve de cette énergie créatrice, de nombreux réseaux, collectifs et associations portent ensemble des projets fédérateurs et ambitieux, tels que des événements comme, les Femmes de l’Economie, ou la Journée de Droits des Femmes ou d’autres rencontres au niveau local.
L’union fait la force. Les réseaux internes des banques et assurances l’ont bien compris il y a 10 ans en créant les Financi’elles. C’est une Fédération des réseaux de promotion de la mixité du secteur de la banque, de la finance et de l’assurance qui regroupent plus de 12 structures et qui continue de grandir.

Des réseaux nationaux, faisant souvent office d’incubateurs, accompagnent les entrepreneures notamment dans les secteurs de l’innovation et de la tech. D’autres structures, telles que SISTA 2.0 ou Femmes Business Angels, rassemblent des communautés d’investisseures pour soutenir les projets portés par des femmes. La sororité dans toute sa puissance. Généralistes ou spécialistes, ces communautés mettent en lien des femmes qui partagent les mêmes problématiques.

Tech et sciences, la bataille se joue très tôt

10% de femmes dans les écoles d’ingénieurs, dans l’informatique ou les jeux vidéos. Les chiffres sont sans appel. Ce sont dans ces secteurs que le manque de mixité est le plus flagrant. De surcroît, plus le temps passe moins les choses s’arrangent. Il y avait plus de femmes dans l’informatique dans les années 70 que maintenant.
Les causes principales sont les choix d’orientation au collège et au lycée. Les stéréotypes de genre sont encore très présents.
Il n’existe que très peu de « role model » auxquelles les jeunes filles peuvent s’identifier. Elles sont souvent invisibilisées dans les médias au profit de leurs homologues masculins, et se sentent de toute manière moins légitimes pour prendre la parole.

Pour faire bouger les lignes, de nombreuses associations se sont créées pour intervenir dans le secondaire, comme, Girls can Code, Elles bougent ou Capital Filles. L’Etat et les collectivités développent également des initiatives pour promouvoir la mixité. Il n’est pas rare de trouver un chargé de mission sur ces questions là, c’est notamment le cas pour la Métropole Clermont-Auvergne et le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme.

La route est encore longue mais ça bouge

L’égalité professionnelle n’est pas pour demain, mais on avance. Alors que ces réseaux étaient principalement féminins, comme si ces sujets ne concernaient que les femmes, on voit de plus en plus d’hommes les rejoindre. Cela devient même un enjeu majeur.
L’égalité femmes-hommes c’est l’affaire de toutes et tous. On vous donne rendez-vous samedi pour le premier entretien « Toutes et tous biaisé.e.s » avec Charline Gautier du collectif étudiants Femmes de Mars.

Retrouvez nos autres cartographies ici :

Cartographie de l’écosystème des mobilités, jeu vidéo, de l’innovation et de l’entrepreneuriat en Auvergne

À propos de Pauline Rivière

Pauline Rivière est journaliste et rédactrice en chef du média en ligne le Connecteur. Elle est aujourd'hui, réalisatrice, reporter d’images et formatrice au sein du média en ligne Le Connecteur. Elle s'intéresse également à l'innovation éditoriale. Avec sa société SmartVideo Academy, elle anime différentes formations à la réalisation de vidéos (au smartphone notamment) et à l’écriture audiovisuelle. Elle intervient également dans l'Enseignement Supérieur auprès d'étudiants en communication digitale.