Un nouveau réseau de jeunes entrepreneurs à Clermont-Ferrand

Un nouveau réseau de jeunes entrepreneurs à Clermont-Ferrand

C’est officiel, le nouveau réseau d’entrepreneurs a un nom « Réseau de porteurs d’entrepreneuriat ». Pour la première fois hier soir, une trentaine de jeunes entrepreneurs se sont retrouvés sur le rooftop du Princesse Flore à Royat pour une soirée networking. L’objectif de cette rencontre, faire connaissance avec les autres entrepreneurs de Clermont-Ferrand et s’entraider.

Un réseau par des jeunes et pour des jeunes entrepreneurs

C’est Elioth Dumas, ancien étudiant-entrepreneur PEPITE et fondateur de Dôme Nautic, qui a eu l’idée de monter ce réseau. “Ça a commencé de manière très informelle à travers un Slack. J’ai contacté des entrepreneurs et des étudiants-entrepreneurs et je leur ai proposé de rejoindre les différents canaux Slack : pitcher son projet, appels à projets, entraide, discussion générale. Au fur et à mesure, des liens se sont créés et on s’est dit que ce serait sympa de se voir en vrai pour échanger autour d’un verre sur nos différents projets.”

À la question, mais pourquoi ne pas intégrer des réseaux existants, Eliot nous explique, “Il existe des réseaux plus classiques pour entrepreneurs et chefs d’entreprises, mais ce sont souvent des profils aguerris avec des entreprises de taille importante. De notre côté, nous sommes en création ou juste au début de notre entreprise, on ne se sent pas vraiment à l’aise là-dedans …”

Cette première soirée est un succès. De 19h30 à 23h00, une grosse trentaine de jeunes entrepreneurs prend place sur les canapés confortables du rooftop. Les conversations sont spontanées et enjouées. Chacun est curieux d’en découvrir un peu plus sur son voisin ou sa voisine. D’ailleurs, il faut le noter, il y a une vraie mixité et diversité de profils dans les participants.
Jeunes entrepreneurs ce n’est pas une question d’âge (ndlr : même si une majorité des personnes présentes ce soir a entre 20 et 24 ans), c’est le projet qui est jeune plus que la personne”, précise Elioth.

Des projets en émergence et des profils plus avancés

On croise Emmanuelle, cheffe d’entreprise reconnue, avec ses trois boulangeries et son concept d’épicerie connectée “Ximti” qui cartonne dans le quartier du CHU. Elle est incubée au Square Lab. Elle  a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure tournée vers la sophrologie avec Longevital. « un centre pluridisciplinaire basé sur les neurosciences et la médecine traditionnelle chinoise. »

Sur un des canapés, Gauthier Dietschi et Manon Fernandez présentent le book “nosqua”. Après s’être formés à l’Ecole Nationale du verre à Yzeure, ces deux artisans d’art ont décidé de monter leur entreprise. Ils proposent des produits très haut de gamme conçus à partir de chutes de verre. L’année dernière, ils ont été lauréats du concours national PEPITE.

D’ailleurs, une bonne vingtaine des participants sont des étudiants-entrepreneurs du réseau PEPITE. Seuls ou en binôme, ils construisent au fil des années leur projet entrepreneurial en plus de leurs études. Luc Peronnet, 20 ans, s’est lancé dans la création d’objets design en acier. “C’est pendant un boulot d’été dans une chaudronnerie que j’ai découvert le travail de l’acier. Ça m’a plu et j’ai demandé à mon patron si ça l’intéresserait de collaborer avec moi pour diversifier sa gamme de produits et proposer des objets de décoration. Il m’a dit oui.” 
Son voisin hoche la tête. C’est son colocataire. À force de voir Luc plancher sur son projet, Théo s’est pris au jeu. Ils travaillent désormais ensemble et, pour allier la passion de l’acier et du sport, ils développent des maillots de sport de déco…en acier.

Pour Laura Lefranc de SIGMA, ”ce réseau, c’est une super opportunité de croiser des personnes qui ont une fibre entrepreneuriale, alors que la plupart des étudiants de mon cursus suivent un parcours plus classique.”

Des valeurs communes autour de l’impact positif

Ce qui rassemble également ces jeunes entrepreneurs, ce sont leurs valeurs communes. La plupart des projets ont une dimension écologique ou sociale : économie circulaire, bien-être animal, gamme alimentaire respectueuse de l’environnement et de la santé… à leur manière, chacun participe à la construction collective du monde de demain.

Ils sont engagés, motivés et optimistes. Ils se sont organisés eux-mêmes pour créer ce réseau encore informel. Force est de constater que la relève est assurée ! Nous allons suivre l’avancée de leurs projets. Affaire à suivre.

À propos de Pauline Rivière

Pauline Rivière est journaliste et rédactrice en chef du média en ligne le Connecteur. Elle est en charge du choix des dossiers spéciaux mensuels. Elle développe également des outils de datavisualisation à destination de l'écosystème de l'innovation et s'intéresse à l'innovation éditoriale. Avec sa société SmartVideo Academy, elle anime différentes formations à la réalisation de vidéos (au smartphone notamment) et à l’écriture audiovisuelle. Elle intervient également dans l'Enseignement Supérieur dans le cadre de projets pédagogiques digitaux, mêlant techniques de communication et sujets d'innovation.